L’accusée, Catherine Geoffroy.
L’accusée, Catherine Geoffroy.

Procès de Catherine Geoffroy : le jury commence ses délibérations vendredi

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Le procès de Catherine Geoffroy, accusée d’avoir happé à mort un signaleur routier en 2017 à Bonsecours, en Estrie, s’est terminé jeudi avec les arguments finaux des deux parties.

Après les directives du juge, vendredi, le jury commencera ses délibérations afin de déterminer si l’accusée de 33 ans est bel et bien coupable d’homicide involontaire, de voies de fait armées et de délit de fuite.

D’abord surprise en train de parler à son téléphone cellulaire, Catherine Geoffroy a refusé de cesser de rouler malgré les demandes d’une signaleuse présente sur le chantier au coin de la rue de l’Église et de la route 220, où des travaux d’asphaltage étaient en cours.

Lorsqu’on a lui a dit qu’elle allait être arrêtée, la conductrice a foncé sur le signaleur routier Michel Carmel, qui s’est retrouvé sur le capot et dont la tête a ensuite heurté le trottoir lors de sa chute. Malgré son geste, elle ne s’est pas arrêtée, signifiant même son intention de se plaindre des dégâts causés à sa voiture.

Mme Geoffroy, qui n’a pas d’antécédent judiciaire, s’expose à une peine maximale de prison à vie. Son geste avait causé la mort de Michel Carmel, 60 ans, par traumatisme cranio-cérébral sévère.