Des photos d’enfants qui jouent ont été apposées sur des bacs de récupération à Bromont pour inciter les automobilistes à ralentir et à se concentrer sur leur conduite.
Des photos d’enfants qui jouent ont été apposées sur des bacs de récupération à Bromont pour inciter les automobilistes à ralentir et à se concentrer sur leur conduite.

«Prévenons l’irrécupérable: une campagne de sensibilisation unique au Québec

Bromont — Bromont se soucie plus que jamais de la sécurité des enfants en lançant une campagne de prévention unique au Québec. Des photos d’enfants qui jouent ont été apposées sur près d’une centaine de bacs de récupération pour inciter les automobilistes à ralentir et à se concentrer sur leur conduite.

«Les conducteurs vont se dire: ici, des enfants jouent. Je dois être vigilant et me recentrer sur le moment présent, c’est-à-dire conduire », explique la policière Julie Godbout, du Service de police de Bromont, qui a participé au projet «Prévenons l’irrécupérable».

L’idée est née d’une séance de remue-méninges, en partenariat avec la Société de l’assurance automobile du Québec, l’automne dernier. Les policiers souhaitaient lancer une campagne qui permettrait d’aviser les automobilistes que les enfants peuvent à tout moment surgir sur la route dans les quartiers résidentiels. Ils se sont finalement inspirés d’un projet déployé en Australie où des photos d’enfants sont collées sur des bacs qui se retrouvent en bordure de la route pour la collecte afin d’être vus par les automobilistes qui roulent dans le secteur.

«Les bacs sont là momentanément. Ça crée un effet de surprise et c’est la clé dans notre campagne », estime l’agente Godbout.

Près d’une centaine de bacs, répartis dans quatre secteurs résidentiels de Bromont, affichent depuis quelques jours ces images. Bromont a poussé l’expérience encore plus loin en choisissant quelques enfants des quartiers où le programme est déployé et qui ont accepté de se faire tirer le portrait et devenir l’un des visages de la campagne.

Les quartiers qui ont été choisis sont ceux où il y a une plus grande circulation automobile ou que des plaintes de vitesse ont déjà été formulées. La limite de vitesse dans ces secteurs est de 40 km/h ou 50 km/h. «On n’a pas de quartier qui est problématique, mais on les a choisis stratégiquement», explique la policière Godbout.

Julie Godbout, du Service de police de Bromont.

Les citoyens qui ont été invités à participer au projet, en acceptant qu’une photo soit apposée sur leur bac, ont tous accepté.

«C’est 100% des citoyens qui ont emboîté le pas. Les gens sont très contents. Ils sont très réceptifs », se réjouit l’agente bromontoise.

À terme, les photos d’enfants se retrouveront sur quelque 200 bacs. «On ne veut pas en mettre partout pour conserver l’effet de surprise, fait valoir la policière. On essaie d’innover, d’arriver à avoir un impact, d’avoir quelque chose de percutant.»

L’initiative a été soulignée par le maire de Bromont, Louis Villeneuve, qui espère que d’autres municipalités s’en inspireront. «Je suis très fier», dit-il.