Mieux vaut prévenir que guérir. Quelque 150 pompiers ont assisté à une conférence mardi pour mieux connaître les risques de développer un cancer à cause de leur exposition à la fumée et aux résidus d'un incendie.

Prévenir le risque de cancer chez les pompiers

En plus d'être exposés aux dangers associés au combat des flammes sur le lieu d'un incendie, les pompiers s'exposent à des risques de développer un cancer. Pour s'informer et connaître les différents moyens de prévenir ces risques, des dizaines de sapeurs ont assisté à une conférence présentée par l'Association paritaire du secteur des affaires municipales (APSAM) à Cowansville.
« On ne peut pas cacher cette réalité-là aux pompiers parce qu'elle existe réellement. Les risques sont les mêmes que l'on soit à Frelighsburg­, Montréal ou Granby », explique Michel Ouellette, capitaine à la prévention des incendies du Service de sécurité incendie de Cowansville et instigateur de cette soirée d'information.
La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a reconnu au printemps 2016 sept types de cancer chez les pompiers comme maladie professionnelle, dont celui des reins, de la vessie, du larynx et des poumons. Après 15 ans de carrière, ils s'exposent à ces risques de développer un cancer. Ceux-ci étaient déjà reconnus dans d'autres provinces canadiennes et aux États-Unis, entre autres, indique M. Ouellette. 
Autant les pompiers à temps partiel qu'à temps plein sont exposés à ces risques causés par la fumée et les résidus d'un incendie qui contaminent leurs équipements. « De plus en plus de pompiers développent un cancer à cause des produits chimiques qui se dégagent des incendies et qui pénètrent dans la peau, explique Michel Ouellette. On n'avait pas ça avant parce que c'était des résidus de bois. Maintenant, ce sont des dérivés de plastique. »
Mesures préventives
Quelque 150 pompiers de 32 services de sécurité incendie de l'Estrie, de la Montérégie et même de la région de Québec, ont assisté mardi à la conférence présentée par l'APSAM à l'auditorium de l'école secondaire Massey-Vanier de Cowansville. Il a été question des bonnes pratiques pour l'entretien des vêtements de protection pour la lutte contre les incendies ainsi que des défis que devront relever les services. 
La décontamination des équipements des pompiers et des camions sont au nombre des mesures à mettre en place pour éliminer les risques. « Ça appartient à chacun des services de prendre des dispositions », indique M. Ouellette, en ajoutant que la modification des méthodes de travail exigera notamment des budgets additionnels pour les municipalités, notamment en temps.