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La députée bloquiste de Shefford, Andréanne Larouche
La députée bloquiste de Shefford, Andréanne Larouche

Prestation de 1000$ : Andréanne Larouche propose un amendement à la loi

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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Alors que le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que les voyageurs ne pourraient pas bénéficier de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE), la députée de Shefford, Andréanne Larouche, réclame le rappel du Parlement à la Chambre des communes afin de modifier rapidement la loi pour éviter que des Canadiens ayant effectué un voyage non essentiel durant les Fêtes ne puissent bénéficier d’une indemnisation pour la quarantaine à observer à leur retour.

La PCMRE permet aux Canadiens qui n’ont pas droit à une banque de congés de maladie d’être compensés financièrement par Ottawa pour observer une quarantaine préventive de deux semaines chez eux, mais ne restreint pas la catégorie d’individus y ayant droit.

Ce faisant, il a été rapporté par La Presse samedi dernier que des voyageurs ayant défié les recommandations de la Santé publique pourraient se prévaloir de cette aide financière, provoquant un tollé au sein de la population, une faille que n’avaient pas prévu les parlementaires.

En point de presse devant sa résidence mardi, le premier ministre Justin Trudeau a fait savoir que les Canadiens qui revenaient d’un voyage non essentiel à l’étranger n’auraient pas droit à cette compensation de 1000$. Il n’avait toutefois pas indiqué de quelle manière l’État s’assurerait de ne pas indemniser un demandeur non admissible à cette aide.

Le chef du Bloc Québécois Yves-François Blanchet a déploré le manque de leadership du premier ministre dans sa gestion de la pandémie.

«Il a réagi trop tard lors de l’apparition de la mutation du coronavirus au Royaume-Uni et n’a pas exercé, en temps opportun, avec l’urgence et la rigueur nécessaires les contrôles auprès des voyageurs. Qui plus est, malgré la volonté louable de remédier à la situation, le premier ministre hésite à régler tout de suite et clairement le grave problème de la prime au voyage de 1 000 $ qui découle de la loi C-4 adoptée en septembre», a-t-il clamé.

Corriger le tir

Si elle salue la volonté du gouvernement de vouloir corriger le tir, la députée de Shefford Andréanne Larouche estime qu’il faut agir rapidement.

«La façon la plus rapide et efficace de procéder est un court amendement législatif à la loi C-4 qui réserve la prestation (PCMRE) uniquement en cas des déplacements essentiels. Cela exclut évidemment les vacances !» a-t-elle précisé, convaincue que les autres partis de l’opposition accepteraient de voter en faveur de la mesure, qui éviterait du même souffle «un règlement unilatéral du gouvernement sans consulter les oppositions, ou de pelleter vers l’avant la solution jusqu’au moment des impôts à la fin avril ».

Il faudrait par contre rappeler le Parlement, avec un minimum de députés qui permettrait d’adopter une motion sur les procédures de même que l’amendement législatif.

L’élue estime que le gouvernement fédéral devrait aussi forcer le remboursement des billets d’avion par les compagnies aériennes pour éviter que les Canadiens ne voyagent pour éviter de perdre la valeur de leur billet.

« Il est inacceptable que des gens qui ont acheté de bonne foi un voyage pour leur famille, avant même la pandémie, se fassent dire de renoncer au voyage et à l’argent! Il faut aussi que le gouvernement redonne confiance aux Québécois et aux Canadiens en resserrant les directives aux frontières aériennes comme terrestres pour ne permettre que le commerce et les déplacements essentiels. Par ailleurs, il doit, comme les experts le suggèrent, demander des tests au départ et à l’arrivée, et superviser lui-même de façon étroite les quarantaines», énumère-t-elle.