Christian Campeau et son entreprise Club vacances Reina del Mar ont écopé d’amendes totalisant près de 30 000$.

Près de 30 000$ d'amendes pour le Club vacances Reina del Mar

L’Office de protection du consommateur (OPC) vient d’annoncer qu’elle a eu gain de cause contre Club vacances Reina del Mar et son président, Christian Campeau, pour de multiples infractions, notamment commises à Granby et Sherbrooke, concernant la vente de vacances à temps partagé. L’entreprise et son dirigeant ont écopé d’amendes totalisant près de 30 000$.

Christian Campeau et sa compagnie utilisaient une série de stratagèmes qui contreviennent à la Loi sur la protection du consommateur pour attirer de nouveaux clients. L’une de ces manœuvres consistait à offrir aux gens une participation au tirage d’un voyage gratuit. En contrepartie, les individus recrutés devaient assister à des séances où l’on tentait de leur vendre d’onéreux forfaits d’hébergement à temps partagé, communément appelé time-sharing.

L’entreprise et son dirigeant ont aussi été condamnés par le tribunal pour de trompeuses représentations «en indiquant à des consommateurs qu’il serait plus économique de voyager avec le réseau RCI». L’homme d’affaires et son organisation ont également berné certaines personnes en prévoyant dans leur contrat qu’en cas de non-respect des termes, ceux-ci devraient payer des frais, des pénalités ou des dommages.

Les infractions ont eu lieu en octobre puis en novembre à Granby. Ce fut aussi le cas à Sherbrooke, Orford et Sawyerville. La compagnie a écopé de 22 260 $ d’amendes, tandis que son dirigeant devra verser 7 452 $.

Selon nos informations, le président de Club vacances Reina del Mar aurait eu des liens d’affaires avec Jean-Sébastien Monette. Au cours des dernières années, celui qui était à la tête de Groupe Laro Alta a fait face à une pluie d’accusations, ayant mené à plusieurs procès pour des pratiques similaires à celles de M. Campeau dans la vente de forfaits de vacances à temps partagé. 

Nouvelles dispositions

Devant la croissance marquée des forfaits de vacances à temps partagé, la Loi sur la protection du consommateur a été resserrée l’an dernier. Ces nouvelles dispositions balisent les contrats «qui permettent d’utiliser un droit d’hébergement pendant une période donnée, ou qui octroient des points ou autre mécanisme permettant au consommateur d’échanger des droits d’hébergement ou d’autres biens ou services», a souligné l’OPC. 

Ainsi, la nouvelle norme «oblige désormais le commerçant qui offre ce type de contrat à fournir une description précise des droits accordés aux consommateurs, des coûts qui y sont rattachés et des modalités de paiement. [L’acquittement] du total des sommes prévues au contrat doit être réparti pendant toute sa durée et fait en versements annuels sensiblement égaux.» 

Les consommateurs peuvent aussi annuler un contrat en dedans de 10 jours, sans frais ni pénalité. De plus, les commerçants ne peuvent réclamer aucun montant avant ce délai.