La foule compacte et pacifique a marché d’un bon pas en faisant résonner crécelles, trompettes et chaudrons.

Près de 1500 marcheurs pour le climat à Granby

C’est une foule sans précédent estimée par les organisateurs à 1500 personnes qui a pris d’assaut le centre-ville de Granby, vendredi, pour exiger plus d’actions afin de lutter contre les changements climatiques.

«Je suis convaincu que c’est l’une des plus grosses manifestations qu’il y a eu ici», a déclaré le directeur général du Cégep de Granby, Yvan O’Connor, qui ouvrait la marche en compagnie d’étudiants surplombés d’une banderole «Planète en grève».

La manifestation qui a emprunté la rue Principale vers l’est puis vers l’ouest avant de se terminer au parc Pelletier avait été initiée par le cégep.

«On crée une page d’histoire à Granby et dans le monde et nos leaders doivent recevoir ce message-là, a ajouté M. O’Connor. Il faut agir et les jeunes sont rendus là.»

Les moins de 30 ans étaient effectivement en majorité dans la foule compacte et pacifique qui, sous un soleil radieux, a marché d’un bon pas en faisant résonner crécelles, trompettes et chaudrons.

Mais tous les âges étaient représentés et ont entonné des slogans adaptés au goût du jour tels que «so... so... so... sauvons la planète!» ou encore «et un et deux et trois degrés, c’est un crime contre l’humanité».

Les figurines sur bâton et les affiches aux messages à l’emporte-pièce fusaient également de partout, allant de «Agissons collectivement maintenant» à «Sauvez la planète, sauvez nos enfants» en passant par le plus prosaïque «Fuck le capitalisme».

C’est une foule sans précédent estimée par les organisateurs à 1500 personnes qui a pris d’assaut le centre-ville de Granby, vendredi, pour exiger plus d’actions afin de lutter contre les changements climatiques.

Surconsommation

«On a juste une planète, il faut en prendre soin», a mentionné un participant, Simon Laroche, qui prône moins de consommation et plus de recyclage.

Le thème de la surconsommation était d’ailleurs récurrent chez les manifestants. «Il faut moins penser à l’économie et davantage à réduire nos déchets», a dit Karine Lessard, une mère de famille de Granby.

«Il y a tellement de choses à faire! On doit cesser de ne penser qu’à notre confort personnel. C’est l’avenir de nos enfants dont il est question.»

Réduire notre dépendance aux hydrocarbures et notre propension à acheter toujours neuf font partie des solutions les plus énumérées pour freiner la pollution.

«On a beau faire notre compost, notre recyclage, mais il faut que ça vienne d’en haut aussi», a fait remarquer la comédienne Eugénie Beaudry, qui prenait part à la manifestation avec sa mère et son fils de trois ans.

«Il faut réveiller nos dirigeants pour qu’on ait des politiques plus drastiques. Même mon fils comprend ces enjeux-là!»

«Je pense à mes petits-enfants, a dit de son côté Gisèle Goyer. Si ça continue comme ça, il va arriver quoi? On va aller où? Les gouvernements devraient arrêter de parler et agir.»

C’est une foule sans précédent estimée par les organisateurs à 1500 personnes qui a pris d’assaut le centre-ville de Granby, vendredi, pour exiger plus d’actions afin de lutter contre les changements climatiques.

Urgence

L’urgence de la situation était sur toutes les lèvres. «J’espère que des journées comme celle-là imposent aux politiciens de faire plus que des paroles», a dit l’écologiste et conseiller municipal de Granby Jean-Luc Nappert. «Il y a des voies à prendre et il faut les prendre.»

Finalement réunis au parc Pelletier, les marcheurs ont eu droit à une série de discours, dont le ton et les propos incisifs n’avaient rien à envier à ceux de la célèbre militante Greta Thunberg.

«Aujourd’hui regardez-nous, entendez-nous, nous resterons dans les rues jusqu’à ce que vous cessiez d’agir comme si une deuxième planète existait», a lancé une oratrice étudiante, à l’intention des dirigeants de ce monde.

«Les changements que nous préconisons sont vitaux. Vous êtes dangereusement endormis pour notre avenir», a-t-elle ajouté en les enjoignant à adopter des lois plus sévères en matière d’environnement.