Andréanne Larouche a présenté ses engagements en matière d’environnement, vendredi.

PQ: la protection de l’eau avant tout

C’est sur les berges du lac Selby, à Dunham, qu’Andréanne Larouche a fait connaître ses engagements en matière d’environnement, vendredi matin. Elle a choisi cet emplacement en raison de l’engagement citoyen dont il fait l’objet, et que la candidate du Parti québécois veut encourager.

L’Association pour la protection de l’environnement du lac Selby, née au début des années 1980, est un bel exemple de ce que Mme Larouche s’engage à appuyer. Au fil des ans, une panoplie d’actions pour améliorer la qualité de l’eau du lac ont été mises sur pied, comme les corvées de nettoyage des berges, la plantation d’arbres et d’arbustes et l’enlèvement de la boue.

La candidate péquiste souhaite renforcer la Politique nationale de l’eau afin, entre autres, de protéger l’eau qui alimente la population, de surveiller les nappes d’eau souterraine et de donner des ressources aux municipalités. Celles-ci disposeraient alors des moyens suffisants pour augmenter les distances séparant les sources d’eau des activités qui leur sont nuisibles, et pour créer des programmes de rétribution des services environnementaux.

Bonifier le transport collectif
En ce qui concerne les gaz à effets de serre, la candidate péquiste souhaite bonifier le transport collectif dans Brome-Missisquoi tout en appuyant le projet de train de passagers reliant Montréal à Sherbrooke.

« On a pris des engagements pour le train Montréal-Sherbrooke, un projet très appuyé par la MRC et la chambre de commerce et qui est bon pour la réduction des gaz à effets de serre », indique-t-elle en entrevue. Je veux soutenir les entreprises dans Brome-Missisquoi qui sont innovantes et qui contribuent à l’économie verte. On veut aussi que le bois de Brome-Missisquoi soit utilisé dans la construction de nos bâtiments. On veut que le Fonds vert soit revu au complet pour qu’il contribue à la lutte aux changements climatiques. »

Dans son communiqué, Mme Larouche propose d’adopter une stratégie de transformation industrielle qui mène vers l’économie verte en misant sur un meilleur accès au capital des entreprises, à la recherche et à l’innovation verte ainsi qu’à un meilleur marché du carbone.

Mme Larouche n’a pas été en mesure de chiffrer le montant qui serait engagé pour ces actions dans Brome-Missisquoi. « On a eu le cadre financier cette semaine, on sait qu’il y aura des sommes redistribuées aux régions et, de là, il y aura des sommes pour protéger la qualité de l’eau. Il est trop tôt pour dire le montant précis pour Brome-Missisquoi. »

Interrogée sur les positions passées de son parti en matière d’hydrocarbures, Mme Larouche rappelle que « quand j’étais adjointe du député Christian Ouellet, on a mené un combat contre la construction de la station de pompage [de Montréal Pipe-Line] à Dunham et contre l’inversion du flux dans l’oléoduc Montréal-Portland. C’est une position que j’ai déjà prise et que c’est la position du Parti québécois actuellement aussi ».

Elle soutient que depuis sa dernière défaite, le PQ s’est renouvelé en environnement. « Il y a eu une évolution. Ce qui s’est passé en 2014 est une chose, ce qui se passe en 2018 en est une autre. »