La collision avec un poteau, lors d'une journée ensoleillée, avait causé de graves blessures à Stéphanie Parenteau.

Poursuite de 193 000$ contre Ski Bromont: La requête est rejetée

La Cour supérieure rejette une poursuite de 193 000$ intentée contre Ski Bromont par une cliente. La femme de 49 ans blâmait la station pour des blessures subies lors d'un accident de ski alpin.
Stéphanie Parenteau avait perdu le contrôle dans la piste Richmond, le 31 janvier 2009, et terminé sa course contre un poteau d'éclairage situé en bordure de la pente. Dans sa requête, elle alléguait que la structure de bois n'était ni très visible, ni recouverte d'un coussin ou de paille et arborait des têtes de clou mal enfoncées.
L'accident lui a causé de graves blessures, dont un traumatisme facial sévère et des fractures aux deux poignets, pour lesquelles les rendez-vous de chirurgie, de physiothérapie, d'orthopédie et de dermatologie se sont succédé. Elle indiquait de plus avoir été «en incapacité totale temporaire pendant plusieurs mois, avoir subi une perte de capacité de gains ainsi que des dommages moraux». Son conjoint François Girard réclamait aussi des dommages et intérêts.
Responsabilité
Or, la juge Suzanne Mireault, de la Cour supérieure, statue que le poteau en question ne représentait pas un piège et que l'accident aurait normalement pu être évité. 
«Dans les circonstances, la soussignée (...) n'a pas réussi à démontrer de façon prépondérante que Ski Bromont avait commis une ou des fautes entraînant sa responsabilité», indique la juge dans une décision rendue publique lundi. Le tribunal rappelle aussi que la demandeuse était une skieuse expérimentée et habituée de la station, que la journée était belle et ensoleillée, que les conditions de glisse étaient «très satisfaisantes» et que le poteau était nettement visible.
«Cet accident est survenu alors qu'elle était déstabilisée et en déséquilibre sur ses skis, à la suite d'une distraction», écrit la magistrate, ajoutant que «l'entreprise a agi en personne raisonnable et son comportement n'allait pas à l'encontre des règles usuelles de l'industrie».
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