Yvan Couture et sa conjointe Lise Lagimonière ont déposé, en compagnie de leur fille Audrey, deux chandelles pour honorer la vie de leur fils Frédéric, un jeune soldat qui s'est enlevé la vie en novembre 2007.

«Pour qu'ils ne sombrent jamais dans l'oubli»

Bien que le suicide chez les militaires fait de plus en plus la manchette, le mal qui ronge ces soldats jusqu'à les pousser à commettre l'irréparable demeure tabou. Question que ces combattants ne sombrent jamais dans l'oubli, une cérémonie commémorative a eu lieu, hier, à la Légion Royale canadienne, à Waterloo. Une première au Québec.
Une soixantaine de personnes provenant d'un peu partout au pays étaient réunies pour l'occasion afin de rendre hommage à huit soldats, dont la majorité s'est enlevé la vie à la suite de syndromes post-traumatiques après un retour de mission.
Lise Charron, une résidante de l'Ontario, est derrière le mouvement amorcé en mars 2007, après le décès d'un membre des Forces armées, Jack Bouthillier. «À la base, je n'ai pas de lien avec l'armée. Mais quand j'ai entendu parler du suicide de ce jeune militaire, j'ai trouvé ça d'une tristesse inouïe. Je devais faire quelque, alors j'ai lancé le projet de cérémonie en l'honneur des soldats du suicide», se remémore-t-elle. Une première célébration avait eu lieu le 15 septembre dernier au cimetière national militaire de Beechwood à Ottawa. Lors de l'événement, un arbre ainsi qu'une plaque commémorative dédiés aux soldats suicidés ont été inaugurés.
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