Gabrielle Ferland alias Miss Lucky Heart s’habille rétro toute l’année.

Pour l’amour du rétro

Gabrielle Ferland ramène la mode rétro au goût du jour. La Granbyenne, qui participera au concours Miss Pin-Up de Victoriaville sous le nom de Miss Lucky Heart, s’habille ainsi tout au long de l’année et fait tourner les têtes sur son passage.

Rencontrer Gabrielle Ferland n’est pas anodin. Avec sa tenue sortie tout droit d’un film des années 1950, on se demande si on n’a pas été catapulté dans le passé.

Et pourtant non. L’amatrice de rétro s’habille ainsi tous les jours, tout au long de l’année.

Gabrielle l’avoue elle-même, elle a toujours été un peu marginale.

Autrefois hippie, elle est désormais attirée par l’esthétique populaire des années 1940, 1950 et 1960.

«J’ai toujours aimé la musique, les films et les voitures de cette époque, mais surtout la mode! souligne Miss Lucky Heart. C’était une époque où la femme était tellement féminine, même si elle n’avait pas beaucoup de droits.»

Depuis environ un an, celle qui travaille dans une résidence pour personnes âgées pousse sa passion à un autre niveau en s’habillant complètement rétro.

«J’ose plus depuis que je travaille à la résidence. J’ai beaucoup de commentaires positifs des personnes âgées, c’est quand même des vêtements qui étaient à la mode dans leur jeunesse. Les aînés adorent vraiment ça, surtout les crinolines!», s’exclame-t-elle.

Ces décennies ont généralement mauvaise presse pour ce qui est des droits des femmes et du rôle limité qu’elle occupait dans la société.

Miss Lucky Heart a cependant une autre vision de cette période. «Maintenant, la mode pour les filles, c’est plutôt vulgaire, mais le rétro ça permet de donner une belle image et de dire qu’on peut être coquette sans être vulgaire», juge cette mère de deux filles.

«Les courbes étaient plus valorisées à cette époque, même Marylin Monroe ne répond plus aux standards actuels.»

Esthétique
«Ce sont surtout les années fin 40 et 50 qui m’intéressent, mais je reste très ouverte. Les motifs de la robe que je porte aujourd’hui, les ananas ce n’était pas à la mode à l’époque, mais c’est surtout la coupe qui m’intéresse», explique-t-elle.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, accumuler une garde-robe aussi flamboyante que celle de Miss Lucky Heart n’est pas si dispendieux.

«Je dirais que j’ai dû mettre environ 500 $ depuis le début. Toute femme doit investir dans sa garde-robe, mais c’est sûr que ça demande plus de temps parce que je dois apprendre les coiffures qui sont un peu plus complexes.»

«Je vais dans les friperies pour trouver des bijoux et des accessoires, ma mère aussi est sur le projet elle me trouve des objets.»

Elle n’hésite pas non plus à acheter ses vêtements sur le web, mais elle tient à encourager les créateurs québécois.

Rétro à l’année
Gabrielle Ferland est l’une des douze finalistes dont la candidature a été retenue par les juges en vue du concours Miss Pin-Up de Victoriaville le 26 août prochain.

Ce concours est organisé en parallèle au Festival du Club des voitures anciennes de Daveluyville.

Ce jour-là, elle ne sera pas la seule à revêtir des vêtements inspirés de la première moitié du 20e siècle, mais elle sera probablement la seule à continuer à s’habiller ainsi pour le reste de l’année.

Un jury jugera les participantes selon leur personnalité, leur look, leur prestance sur scène et leur attitude.

Il s’agit toutefois d’un concours de pin-up et non pas seulement de vêtements rétro. Gabrielle osera ainsi porter de nouveaux vêtements, commandités par la boutique rétro Lolita et Pépito qui a pignon sur rue à Repentigny.

C’est d’ailleurs pour ce concours qu’elle a choisi de se présenter sous le nom de Miss Lucky Heart, un sobriquet qu’elle continuera à utiliser lors d’autres rendez-vous de la sorte.

«J’ai un cœur de tatoué dans le dos et je me trouve très chanceuse en amour et en amitié», explique-t-elle.