Le préfet de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin, et la conseillère municipale de Granby, Catherine Baudin, montrent le type d’affiche qui sera installée à certains endroits problématiques du territoire.

Pour en finir avec les dépôts sauvages

« Aujourd’hui, les dépôts sauvages sont dépassés. Il n’y a plus de raison pour que l’on retrouve dans le fond d’un fossé ou en bordure d’une piste cyclable des meubles, des électroménagers, des pneus et des branches. C’est tout simplement inacceptable. »

Le préfet de la MRC de la Haute-Yamaska, Paul Sarrazin, s’est exprimé sans détour, mercredi, pour justifier le lancement de la campagne d’affichage contre les dépôts sauvages sur le territoire. Il a souligné que la situation n’était ni dramatique ni pire qu’ailleurs, mais qu’elle revenait d’année en année, particulièrement au printemps et à l’automne. Annuellement, chaque municipalité dénombre moins d’une quinzaine de délits de ce genre.

Lui et ses collègues maires s’expliquent mal qu’une telle pratique persiste en Haute-Yamaska, alors les citoyens ont accès gratuitement à deux écocentres — un à Granby, l’autre à Waterloo — pour y déposer leurs matières résiduelles. « Il est difficile de comprendre la logique qui pousse une personne à prendre son véhicule et à trouver un endroit discret pour s’en débarrasser en catimini », a fait remarquer le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, en précisant que la majorité des objets jetés de façon sauvage pourrait profiter d’une deuxième vie dans les écocentres. L’an dernier, 98 % des 10 740 tonnes de matières reçues dans les deux sites ont été mis en valeur.

D’autres solutions sont aussi possibles, dont la collecte porte-à-porte et les dons aux organismes communautaires.

Affiches
Mais visiblement, quelques contrevenants restent à convaincre. « Ce n’est pas courant, mais c’est récurrent, alors on voulait prendre des actions. Ce sera peut-être plus gênant pour les gens de déposer leurs déchets s’il y a des affiches », croit M. Sarrazin.

Une vingtaine de panneaux de grand format et une vingtaine de moindre taille ont été fabriqués pour cette campagne de sensibilisation. Certains sont déjà installés ; les autres le seront dans les prochaines semaines, dans des endroits identifiés par les municipalités comme étant problématiques.

On pourra en apercevoir à Shefford, Waterloo, Granby, Sainte-Cécile-de-Milton, Saint-Alphonse-de-Granby et aux abords de l’Estriade.

Selon la directrice du Service des matières résiduelles à la MRC, Karine Denis, les dépôts sauvages ne sont pas qu’une source de pollution visuelle et environnementale, ils entraînent également des coûts importants pour les municipalités, qui doivent dépêcher leurs cols bleus pour les récupérer. Dans des endroits parfois difficiles d’accès, de surcroît. Mme Denis estime que chaque cas peut coûter « jusqu’à des milliers de dollars ».

« Au final, c’est une belle perte de temps pour les services des travaux publics et un gaspillage de fonds publics », a résumé Paul Sarrazin.

Bien qu’ils soient rarement appréhendés, les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre jusqu’à 300 $, plus les frais.

Les citoyens témoins de dépôts sauvages sont d’ailleurs invités à en informer leur service de police local.