Le comité de travail chargé d'étudier le dossier des poules urbaines prévoit consulter la population à ce sujet le mois prochain. La date reste à confirmer.

Poules urbaines à Granby: la population consultée

Le comité chargé de se pencher sur le dossier des poules urbaines à Granby a entrepris son travail. Les citoyens pourront d'ailleurs s'exprimer sur le sujet dans le cadre d'une consultation publique le mois prochain, a affirmé lundi le président du comité et conseiller municipal, Stéphane Giard.
Le conseiller municipal Stéphane Giard préside le comité de travail qui se penche sur le dossier des poules urbaines.
«Le but, c'est de mettre sur la table les pour et les contre, de voir les tenants et aboutissants, oui, pour les poules, mais aussi pour le futur. Parce qu'il va peut-être y avoir des demandes après pour des chèvres, des cochons, comme on a vu ailleurs», a fait valoir M. Giard à La Voix de l'Est.
Selon lui, le comité, qui regroupe près d'une dizaine de personnes, s'est réuni une première fois à la mi-décembre. Une autre rencontre est prévue cette semaine. Les citoyens seront par la suite conviés à une consultation publique en février. Mais la date reste à confirmer, souligne Stéphane Giard. 
Dans le meilleur des mondes, le comité souhaite déposer un rapport au conseil municipal à la fin de l'hiver ou au début du printemps, affirme son président. Ce sera ensuite à l'ensemble des élus de statuer sur cette question. 
Lors de l'annonce, l'automne dernier, de la formation du comité de travail, le maire, Pascal Bonin, a dit ne pas vouloir y participer, car pour l'heure, il n'est pas très chaud à l'idée d'avoir des poules en ville. «Je ne suis pas objectif. J'aime mieux me retirer et laisser quelqu'un de plus neutre», a-t-il fait valoir. 
Lundi, le maire a encore affirmé ne pas être au fait des avancées du dossier. Il attend d'avoir le rapport en main. 
Ratisser large
Le comité réunit des citoyennes qui ont livré des plaidoyers pour la garde des poules en milieu urbain, dont Andrée Royer, ainsi qu'une représentante du mouvement «Poules en ville», Louise Arbour. Des représentants de la MRC de la Haute-Yamaska (pour la gestion des déchets) et de la SPA des Cantons (contrôle animalier), de même qu'un vétérinaire et un représentant du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries, et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) participent aussi aux discussions. L'urbaniste senior et chargé de projets au développement du territoire, Dominique Desmet, agit à titre de personne-ressource. 
Selon Stéphane Giard, le comité étudie en profondeur le dossier, dont la question des coûts qui pourraient être engendrés pour la Ville notamment par le biais du contrôle animalier, ainsi que les notions de salubrité et de réglementation. «C'est sûr que c'est l'fun de dire qu'on pourrait avoir des poules chez nous, mais l'impact est plus large», souligne M. Giard. 
Ce dernier dit par ailleurs s'intéresser à l'expérience - y compris hivernale - des autres villes qui ont statué sur cette question, dont Drummondville, qui a mis en place un projet-pilote l'an dernier. Certaines restrictions relatives au type de propriété résidentielle, à la superficie minimale de terrain et à la distance par rapport aux lignes de terrain nécessaires avant d'entreprendre un tel élevage ont été établies.
«Les pro-poules y croient beaucoup. Ils investissent beaucoup dans leur poulailler. Et c'est merveilleux ! Mais on sait que ce n'est pas toujours comme ça... Il faut regarder plus loin», croit le président du comité. À ce titre, chacun des membres apporte ainsi son expérience «terrain», dit-il. Et les citoyens pourront aussi ajouter leur grain de sel dans le débat.