Andrée Royer plaide depuis l'été dernier pour l'adoption d'une réglementation permettant les poules urbaines. Elle invite tous ceux qui ont le sujet à coeur à prendre part à la consultation publique, prévue le 15 février, à 19 h, à l'hôtel de ville.

Poules urbaines à Granby: la documentation de Cowansville consultée

La Ville de Granby souhaite consulter le document réalisé à Cowansville, alors que la réglementation y sera modifiée pour permettre la présence des poules urbaines, a dit jeudi le maire de Granby, Pascal Bonin.
L'ouverture de la Ville de Cowansville à l'endroit des poules urbaines survient alors que la Ville de Granby s'apprête à sonder ses citoyens sur le sujet. Une consultation publique se déroulera le mercredi 15 février, à 19 h, à la salle du conseil de l'hôtel de ville. 
« On a demandé ce matin le rapport du stagiaire en urbanisme (Mikaël Mauron) à Cowansville. On pense qu'il a fait tout un travail. Stéphane Giard (le conseiller municipal qui préside le groupe de travail chargé de faire des recommandations aux élus) va en prendre connaissance », a affirmé M. Bonin. 
Mikaël Mauron a réalisé une revue littéraire exhaustive des villes canadiennes qui permettent les poules en milieu urbain. Leurs règlements ont aussi été analysés. 
Le groupe de travail granbyen chargé de se pencher sur cette question a aussi entrepris d'étudier le dossier en profondeur, notamment en analysant ce qui a été fait ailleurs, a dit M. Giard lors d'une précédente entrevue.
Carte blanche 
Selon le maire Bonin, l'objectif à Granby demeure le même, c'est-à-dire que le groupe de travail dépose ses recommandations au conseil municipal au printemps afin que les élus statuent sur la question. 
Pascal Bonin laissera cependant les 10 conseillers municipaux trancher, car, encore aujourd'hui, lui-même demeure opposé à la présence des poules en milieu urbain. « Le dossier doit aussi être vu du côté de l'introduction des animaux de ferme. Après, les gens vont vouloir des cochons, ou des chèvres, comme on a vu ailleurs ? », s'interroge-t-il. 
À ses yeux, l'ouverture des villes aux poules urbaines peut être « cool », voire un « bonbon politique », mais il importe, croit-il, de réfléchir aux multiples impacts de cette décision. N'empêche, affirme Pascal Bonin, le conseiller Giard et le groupe de travail ont « carte blanche » dans ce dossier pour la formulation de leurs recommandations.
Invitation
Le dépôt de l'avis de motion à Cowansville visant à permettre la présence des poules en milieu urbain a été accueilli avec beaucoup d'intérêt par la Granbyenne Andrée Royer, qui plaide depuis l'été dernier pour l'adoption d'une réglementation semblable à Granby. 
Jeudi, à l'instar du maire Bonin, elle a d'ailleurs réitéré l'invitation à ceux qui ont ce sujet à coeur de prendre part à la consultation publique la semaine prochaine. « Souvent, on se dit que d'autres seront là. Mais la présence de chacun peut faire la différence », a-t-elle dit. 
« Et on peut rester terre à terre. Si on accepte les poules, ça ne veut pas dire qu'on accepte les cochons », ajoute Mme Royer du même souffle.