L’église Notre-Dame, devenue le Centre et le Pavillon Notre-Dame, ouvrira ses portes à la population le samedi 14 septembre prochain.

Portes ouvertes au Centre Notre-Dame

L’église Notre-Dame, devenue le Centre et le Pavillon Notre-Dame, ouvrira ses portes à la population le samedi 14 septembre prochain pour la première fois depuis le début de l’imposant chantier qui a permis de transformer l’endroit au cours des deux dernières années.

« J’ai hâte de montrer ça à la population et je pense qu’elle va être au rendez-vous. C’est l’église mère de la ville », a affirmé le maire de Granby, Pascal Bonin.

Celui-ci a profité de la dernière séance du conseil pour convier les Granbyens à découvrir la nouvelle allure de l’endroit. Les portes seront ouvertes à compter de 11 h. L’inauguration des lieux sera aussi effectuée à cette occasion. Tous les détails pour cet événement seront bientôt dévoilés par la Ville.

« On a hâte de montrer un édifice qu’on a pris à une évaluation d’à peu près 10 millions $ et qui est rendu à 40 millions $ », a laissé tomber le maire.

Selon lui, les travaux n’ont pas altéré « l’âme » des lieux.

La nef de l’ancien lieu de culte est devenue une salle multifonctionnelle, accessible à la population. Une nouvelle entrée, à l’allure moderne, a d’ailleurs été aménagée au coin de l’immeuble situé près de la rue Saint-Antoine.

L’organisme Vie culturelle et communautaire (VCC) de Granby sera responsable de l’endroit, désormais désigné sous l’appellation Centre Notre-Dame. Des cours de yoga y seront notamment offerts dès cet automne.

Il est aussi déjà convenu qu’un spectacle multimédia réalisé par le Granbyen Jessy Brown y sera présenté à l’été 2020.

Lié à la Ville par un bail, le Cégep de Granby y a aussi ses quartiers, alors que les techniques de génie mécanique et de génie industriel y sont offertes dans une autre portion de l’édifice, baptisée Pavillon Notre-Dame, dont dans l’agrandissement réalisé à l’arrière. La cinquantaine d’élèves des deux programmes y effectuent leur rentrée cet automne.

Complexe

Le projet a entraîné une facture totale estimée à 13 millions de dollars, dont neuf millions $ sont assumés par la Ville et quatre millions $ par le Cégep. Des coûts supplémentaires d’environ un million $ ont été comptabilisés à ce jour.

« Un chantier dans une bâtisse de cette ampleur-là et de cet âge-là (NDLR : sa construction a été achevée en 1906), c’est toujours complexe. Chapeau, qu’on se soit rendu jusqu’au bout, dans les paramètres », a mentionné Pascal Bonin.

Celui-ci souligne par ailleurs l’important travail effectué dans la transformation de cette infrastructure municipale par le directeur du bureau de projets de la Ville, Daniel Surprenant, et l’ingénieur de projets, Manuel Cabana.

Le chantier a présenté son lot de défis. La sépulture de l’abbé Marcel Gill, le fondateur et bâtisseur de l’église qui se trouvait dans une crypte sous le chœur de l’église depuis son décès en 1920, a été déplacée en toute discrétion vers le cimetière de la rue Dufferin en 2017. Un inventaire archéologique a aussi été réalisé sur l’emplacement d’un ancien cimetière de l’église avant le lancement des travaux.

Ceux-ci ont par la suite été marqués à l’été 2018 par la résiliation du contrat de l’architecte au dossier, MDA Architecte, et l’octroi d’un mandat inopiné à l’architecte granbyenne Caroline Denommée.

La fin du chantier a aussi été repoussée à quelques reprises au cours des derniers mois.

Selon Daniel Surprenant, tout est pratiquement terminé. Les travaux de reconstruction de certaines fenêtres sont encore en cours. Réalisé en marge du chantier majeur, le projet d’éclairage, à l’intérieur et à l’extérieur de l’ex-église, suivra son cours, note-t-il également.