Coupable de possession, de distribution et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, Jimmy Viens pourrait être condamné à une peine d’emprisonnement de 30 mois. C’est du moins la suggestion commune proposée par son avocat et la représentante du ministère public.
Coupable de possession, de distribution et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, Jimmy Viens pourrait être condamné à une peine d’emprisonnement de 30 mois. C’est du moins la suggestion commune proposée par son avocat et la représentante du ministère public.

Pornographie juvénile: une suggestion commune de 30 mois de prison pour Jimmy Viens

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Reconnu coupable de possession, de distribution et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, Jimmy Viens devrait être condamné à une peine d’emprisonnement de 30 mois. C’est du moins la suggestion commune présentée par son avocat et la représentante du ministère public, mercredi matin. Le juge a pris la cause en délibéré et rendra sa sentence jeudi.

Le Granbyen avait été reconnu coupable de trois chefs d’accusation en lien avec la pornographie juvénile en janvier dernier. Trois ans plus tôt, les policiers avaient saisi chez lui des ordinateurs qui contenaient ou avaient contenu pas moins de 245 000 fichiers.

Le trentenaire s’expose à une peine d’emprisonnement minimale d’un an et d’un maximum de 14 ans pour les infractions commises. La procureure de la Couronne, Me Laurence Bélanger et l’avocat de l’accusé, Me Nicolas Cossette, en sont venus à une suggestion commune.

Ils proposent que Jimmy Viens écope d’une peine d’incarcération de 30 mois à purger au pénitencier La Macaza, un établissement correctionnel offrant des programmes de thérapie aux délinquants sexuels. L’homme était d’ailleurs prêt à prendre le chemin du pénitencier, mercredi, lorsqu’il s’est présenté au palais de justice de Granby sa valise à la main.

Différentes ordonnances, dont celles de ne pas accéder à du contenu pornographique qui contrevient à la loi, fournir son ADN, être inscrit au Registre des délinquants sexuels à vie, et procéder à la confiscation et la destruction des équipements informatiques saisis chez lui, ont été demandées.

«Sa réflexion s’est approfondie, a fait savoir Me Cossette, à propos de son client. Il comprend la nocivité et le ravage que ce type de matériel peut avoir.»

L’avocat de la défense a précisé que son client est ouvert à suivre une thérapie en milieu carcéral. «C’est clairement une suggestion qui vient de lui», a-t-il dit, en qualifiant la peine proposée «d’adéquate dans les circonstances».

La représentante du ministère public a fait savoir qu’elle ne s’attendait pas à présenter une suggestion commune jusqu’à mardi. Admettre qu’une peine de pénitencier est méritée jumelé à sa volonté à suivre une thérapie a été «assez révélateurs», a mentionné Me Bélanger au tribunal.