Le juge a condamné Jimmy Viens à une peine d’incarcération de 30 mois de prison, une suggestion commune des avocats au dossier.
Le juge a condamné Jimmy Viens à une peine d’incarcération de 30 mois de prison, une suggestion commune des avocats au dossier.

Pornographie juvénile: 30 mois à l’ombre pour Jimmy Viens

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Le Granbyen Jimmy Viens passera les 30 prochains mois à l’ombre pour avoir commis des crimes en matière de pornographie juvénile, notamment d’avoir déjà possédé ou eu en sa possession plus de 240 000 fichiers sur ses ordinateurs, a tranché le tribunal, jeudi. Une série d’ordonnances a également été imposée par le magistrat.

Accompagné par deux membres de son entourage, le trentenaire s’est présenté au palais de justice de Granby avec sa valise à la main. La veille, son avocat, Me Nicolas Cossette, et la représentante du ministère public, Me Laurence Bélanger, ont suggéré une sentence d’incarcération de 30 mois pour l’homme accusé d’avoir possédé, accédé et distribué de la pornographie juvénile.

Au terme des représentations, le juge Serge Champoux a pris la cause en délibéré et a rendu sa décision jeudi matin. Il s’est rangé derrière la proposition commune des avocats qu’il a qualifiés de «raisonnable et qui répond aux critères en la matière».

L’accusé, qui avait été arrêté en 2017, devrait également prendre le chemin du pénitencier la Macaza, un établissement fédéral offrant un programme aux délinquants sexuels. Le juge en a ainsi fait la recommandation.

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Le Granbyen devra fournir un échantillon d’ADN et sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à vie.

À sa sortie de prison, il lui sera interdit de se trouver dans un endroit où des enfants âgés de 16 ans et moins sont susceptibles de se trouver, que ce soit un parc, une garderie ou une école, par exemple. Il ne pourra pas non plus occuper un emploi qui le placerait en position d’autorité envers les jeunes.

Au moment de son arrestation, les policiers avaient saisi des ordinateurs qui contenaient ou avaient contenu plus de 240 000 fichiers. Le juge a ordonné la confiscation et la destruction des équipements informatiques. L’accusé ne peut pas non plus faire usage d’internet pour une période de 10 ans, notamment sur les réseaux sociaux, les forums de discussions ou pour consulter du contenu qui viole la loi.

Jimmy Viens a d’ailleurs adressé quelques questions au juge pour connaître la marche à suivre afin de supprimer ses différents comptes sur les médias sociaux. «Je ne veux pas enfreindre la loi, a-t-il précisé au juge. Mon but est de réussir à enlever tous mes comptes.» Le juge l’a référé à son avocat pour prendre les dispositions nécessaires.