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Pompiers volontaires dans de petites municipalités: le risque de connaître «quelqu'un»

Être pompier volontaire au sein d'une petite municipalité n'est pas une sinécure. À tout moment, les victimes peuvent être des proches ou des connaissances. Ceux qui se lancent dans l'aventure doivent le faire en toute connaissance de cause.
«Avant même de s'inscrire comme pompier, il faut savoir cela. Ça ne s'applique pas seulement aux incendies, mais aux accidents aussi. Dans les petits milieux, on est plus susceptibles de connaître les gens», confie Stéphane Dufresne, pompier préventionniste au sein de la brigade des pompiers de Roxton Pond/Sainte-Cécile-de-Milton.
Dans la formation de base, toutefois, rien n'y fait mention, fait remarquer son chef, Philippe Brasseur. «Sauf que maintenant en entrevue, je leur explique le travail de A à Z. Je les mets en situation pour les préparer à affronter diverses situations», dit-il.
Le directeur du service des incendies n'a aucun mal à imaginer ce que les pompiers de L'Isle-Verte ont pu ressentir. «Ce n'est pas tous les jours qu'on fait face à un drame aussi intense. Voir la détresse des gens et ne rien pouvoir faire pour les aider, ce doit être catastrophique, glisse M. Brasseur. La première chose que j'ai dite à ma conjointe en apprenant la nouvelle, c'est que je n'aimerais pas être dans la peau du directeur de ce service...»
«Le pire, ajoute-t-il, c'est qu'un drame de cette ampleur peut survenir partout, dans toutes les municipalités.»
Roxton Pond compte une résidence de personnes âgées et un HLM abritant une vingtaine d'aînés. «C'est vraiment une phobie. Dans les écoles ou les centres pour aînés, les risques d'évacuation sont beaucoup plus élevés. On a beau se préparer de notre côté, on ne décide pas de la construction des édifices», dit Stéphane Dufresne.
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