Le directeur du Service des incendies d’Acton Vale et de Saint-Théodore-d’Acton, Joël Perron

Pompiers d’Acton Vale et Saint-Théodore-d’Acton: plus d’interventions en 2019

Les pompiers du Service des incendies d’Acton Vale et de Saint-Théodore-d’Acton n’ont pas chômé en 2019, alors qu’ils ont eu à répondre à un nombre grandissant d’interventions. Cette hausse s’explique en partie par les fausses alarmes, qui représentent 20 % des appels.

Les sapeurs ont réalisé pas moins de 178 interventions en 2019, soit 41 de plus que l’année précédente. De ce nombre, ils ont dû répondre à 36 appels qui, au final, se sont avérés non fondés. « Le coût pour répondre à ces appels, quand on calcule notamment le salaire des pompiers, ça représente 36 000 $ », explique Joël Perron, directeur du Service des incendies d’Acton Vale et Saint-Théodore-d’Acton.

La plupart de ces appels surviennent lorsque le système d’alarme incendie est relié à une centrale et que le propriétaire n’a pas suffisamment de temps pour l’aviser lorsqu’il s’agit d’une fausse alarme. Le chef cite en exemple des rôties qui brûlent dans le grille-pain et qui font déclencher l’alarme.

En pareilles circonstances, les pompiers doivent tout de même se rendre sur place. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils miseront sur la sensibilisation auprès des citoyens pour réduire ce type d’appels. « On va leur demander de programmer leur système à 90 secondes, ce qui leur donnera le temps d’aviser la centrale si l’alarme n’est pas fondée », explique M. Perron.

Les pompiers sont également intervenus à 47 occasions en 2019 pour prêter main-forte aux services voisins lors d’un incendie. Ce type d’interventions a presque doublé au cours des cinq dernières années, constate le directeur de la brigade. À titre comparatif, ils ont été déployés 26 fois en 2015 pour de l’entraide.

Les schémas de couverture de risque, qui établissent entre autres la force de frappe lors d’un incendie, expliquent pourquoi les services sont davantage sollicités pour aider leurs confrères.

La prévention a également été au cœur des interventions des pompiers, autant dans les établissements d’enseignement que dans les garderies. Près de 650 visites résidentielles ont également été réalisées. Celles-ci reprendront à compter du mois d’avril.