Le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand (à droite), a présenté lundi le candidat William Laroche pour la partielle dans Roberval.

Un «cowboy» candidat du PLQ dans Roberval

Un conseiller municipal de Chambord, William Laroche, tente de succéder à l'ex-premier ministre Philippe Couillard dans la circonscription de Roberval, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pour poursuivre son œuvre.

«Mon but est de poursuivre toutes les structures que le Parti libéral a déjà mises en place», a-t-il dit en entrevue lundi, quelques heures après l'annonce officielle de sa candidature à l'élection partielle du 10 décembre.

Âgé de 27 ans, le président du Festival du cowboy croit en ses chances de remporter l'élection complémentaire en raison de sa jeunesse et de son implication dans son milieu.

En plus de siéger à l'hôtel de ville et de présider un festival, M. Laroche est pompier volontaire pour le district de Chambord.

Il reconnaît que «le Québec voulait un changement» le 1er octobre dernier, mais assure incarner désormais ce changement. «Je suis une personne au quotidien qui travaille avec beaucoup de gens de la région, qui comprend les gens, qui a les mêmes valeurs», a-t-il plaidé en entrevue.

M. Laroche n'a pas précisé quel rôle il entendait jouer dans la reconstruction du Parti libéral du Québec (PLQ), sinon pour dire qu'il est résolument «régionaliste». Selon lui, le prochain chef libéral devra être à l'écoute de tous les Québécois, qu'ils habitent en ville ou en région.

«C'est important d'avoir des jeunes qui osent se lancer en politique, s'est félicité lundi le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand. La jeunesse apporte un éclairage différent sur bien des dossiers.»

Toujours pas de péquiste

William Laroche affrontera la caquiste Nancy Guillemette, une ancienne échevine de la Ville de Roberval, et Luc-Antoine Cauchon, un chef cuisinier qui portera les couleurs de Québec solidaire (QS). Le Parti québécois (PQ) n'a pas encore annoncé de candidat.

L'élection complémentaire du 10 décembre dans la circonscription de Roberval a été rendue nécessaire par la démission de M. Couillard, à la suite de la défaite de son gouvernement lors du scrutin général du 1er octobre.

En vertu de la loi, le premier ministre François Legault avait six mois devant lui, donc jusqu'en avril 2019, pour déclencher le scrutin et trouver un successeur à M. Couillard, mais il a préféré procéder rapidement.

Lors du scrutin du 1er octobre, M. Couillard avait récolté 42 % du vote, suivi de Denise Trudel de la Coalition avenir Québec (CAQ) avec 24 % du vote.

La tenue d'une élection complémentaire coûte environ 600 000 $.