En entrevue à la radio de Radio-Canada lundi, Christian Dubé, le président du Conseil du Trésor, a réitéré la volonté du gouvernement caquiste de construire un troisième lien entre Québec et Lévis, mais il attend, en «bon gestionnaire», la conclusion de l’étude de faisabilité avant de trancher.

Troisième lien: le président du Conseil du Trésor se fait hésitant

Le président du Conseil du Trésor Christian Dubé sème le doute quant à la faisabilité du troisième lien entre Québec et Lévis.

En entrevue à la radio de Radio-Canada lundi, il a réitéré la volonté du gouvernement caquiste de construire ce pont ou ce tunnel, mais il attend, en «bon gestionnaire», la conclusion de l’étude de faisabilité avant de trancher.

«Il y a une volonté de le faire [le troisième lien], on est très clairs, mais il faut que cette étude-là démontre la faisabilité», a-t-il soutenu. 

Lorsque l’animateur Michel C. Auger le questionne à savoir si ce projet est certain, il répond, hésitant : «C’est jamais certain tant qu’on n’a pas les études pour le faire.»

M. Dubé a fait le parallèle avec le projet du Réseau express métropolitain (REM), annoncé alors qu’il était vice-président de la Caisse de dépôt et placement. «Les gens, au début, avaient de la difficulté au début à y croire tant qu’on n’avait pas développé des études qui étaient sérieuses, qui montraient la faisabilité. Moi, je dirais que c’est la même chose avec le troisième lien.»

Calmer le jeu

Mardi, le ministre Dubé a tenté de calmer le jeu sur Twitter en écrivant : «Le gouvernement a pris un engagement et nous irons de l’avant avec le troisième lien. L’étude de faisabilité nous indiquera les meilleures options pour le réaliser et les coûts reliés à celles-ci.»

Myrian Marotte, l’attachée de presse de M. Dubé, a quant à elle rappelé que la construction de ce troisième lien est «un engagement ferme» du gouvernement envers la population de la grande région de Québec. «On va aller de l’avant avec le troisième lien et M. Dubé n’en doute pas non plus.»

Fond de sa pensée

Le critique du Parti libéral en transports Gaétan Barrette croit plutôt que M. Dubé a exprimé «le fond de sa pensée» en entrevue. «On a tous compris qu’il a un énorme point d’interrogation dans sa tête. C’était une réponse honnête.»

Au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ) est selon lui confrontée au «test de la réalité». À savoir si le troisième lien est faisable techniquement, mais aussi économiquement. «Ça confirme que ce parti a fait des promesses à peu près», ajoute M. Barrette.

La députée péquiste Catherine Fournier s’est quant à elle montrée agréablement surprise de la réaction du président du Conseil du Trésor. «Les propos de M. Dubé nous apparaissent beaucoup plus sensés et raisonnables que la position actuelle de la CAQ de réaliser le troisième lien coûte que coûte.»