Sylvain Gaudreault avait annoncé qu'il se lançait dans la course à la direction du PQ, à Saguenay, en novembre dernier.

Sylvain Gaudreault aimerait voir des femmes dans la course à la chefferie du PQ

Candidat à la chefferie du Parti québécois, Sylvain Gaudreault aimerait voir des femmes tenter leur chance pour la direction. Pour l’instant, les cinq candidats déclarés ou pressentis sont tous des hommes.

L’avocat Paul St-Pierre-Plamondon va quant à lui lancer sa campagne pour devenir chef du PQ le 28 janvier, dans une semaine. Il s’était aussi prononcé sur la question, écrivant «encourager des candidatures féminines et l’implication du plus grand nombre de femmes dans le cadre de la course à la direction du PQ».

L’humoriste Guy Nantel, l’historien Frédéric Bastien et l’avocat en immigration Stéphane Handfield soupèsent encore les appuis avant de se lancer.

Il s’agit de cinq hommes blancs âgés entre le début de la quarantaine et le début de la cinquantaine.

«Je suis heureux de voir que le PQ attire des gens de qualité. Je souhaiterais aussi que des femmes se présentent à la direction. Plus on sera nombreux, mieux ce sera», a commenté M. Gaudreault, mardi matin, avant son entrée en commission parlementaire su l’étude du projet de loi 44.

«Nous sommes devant la salle Pauline-Marois, la première femme élue première ministre du Québec, avec le PQ. On a toujours été ouverts et on a toujours eu beaucoup de participation des femmes à l’intérieur du parti. Je souhaite qu’on ait le plus de candidats et candidates de qualité», a affirmé M. Gaudreault.

Député de Jonquière depuis 2007, M. Gaudreault s’avère le seul élu du groupe, lui qui a déjà été chef intérimaire du PQ durant cinq mois en 2016.

Après la sortie de trois importantes militantes péquistes dans La Presse à ce sujet, la semaine passée, soit l’ex-ministre Louise Harel, l’ex-présidente du parti Gabrielle Lemieux et l’actuelle présidente de l’aile jeunesse Frédérique St-Jean, M. St-Pierre-Plamondon s’était prononcé sur sa page Facebook, samedi.

«Malgré les efforts constants du parti pour attirer des candidatures et atteindre la parité, les obstacles pour les femmes qui voudraient faire de la politique demeurent nombreux : conciliation politique-famille, joute partisane, un environnement de travail avec des pratiques douteuses (rappelons-nous l’affaire Sklavounos), etc. Il faut tout de même persévérer», a-t-il écrit.