Raymond Bernier

Raymond Bernier tirera sa révérence

Le libéral Raymond Bernier annoncera dans une dizaine de jours qu’il ne sera pas de la prochaine course électorale. Son nom s’ajoutera à une liste qui s’allonge du côté du gouvernement.

On y trouve déjà les noms des ministres Jean-Marc Fournier et Stéphanie Vallée, ainsi que ceux des députés Guy Hardy, Karine Vallières, Pierre Reid et André Drolet. La circonscription de ce dernier, Jean-Lesage, est voisine de celle de Montmorency, que représente Raymond Bernier à l’Assemblée nationale.

Ces deux circonscriptions sont dans la région de la capitale, où les sondages donnent la Coalition avenir Québec gagnante.

La circonscription de Montmorency qu’abandonnera Raymond Bernier au terme de son mandat est passée d’un parti à l’autre depuis une génération. M. Bernier y a été élu en 2003, en 2008 et en 2014.

En 2007, c’est cependant l’Action démocratique du Québec qui l’a représentée, alors qu’en 2012, c’est la Coalition avenir Québec qui a emporté ce siège.

De 1998 à 2003, elle a été représentée par le péquiste Jean-François Simard, qui a fait savoir récemment qu’il aimerait courir pour la CAQ dans cette même circonscription lors du prochain scrutin.

Paradis fiscaux

Raymond Bernier préside la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale. C’est lui qui, à ce titre, a piloté les travaux de la commission parlementaire sur les paradis fiscaux ayant conduit à un rapport sur le sujet, rapport qui a été élaboré en collégialité; par lui, ainsi que par le péquiste Nicolas Marceau, le caquiste André Spénard et le solidaire Amir Khadir.

«Tout particulier devrait payer ses impôts dans le pays où il réside et toute multinationale là où elle mène ses activités», avait-il postulé lors de la présentation du document.

Joint chez lui, mardi, le député de Montmorency a refusé de confirmer les informations du Soleil sur le fait que sa décision est prise et qu’il annoncera bientôt qu’il ne sollicitera pas d’autre mandat. Raymond Bernier s’est contenté de dire qu’il s’exprimerait sur le sujet dans quelque temps.

Le député libéral de Côte-du-Sud, Norbert Morin, confirmera de son côté sous peu qu’il ne reviendra pas au terme du présent mandat. Au moins quatre autres députés libéraux poursuivent leur réflexion quant à leur avenir.

C’est aussi le cas de ministres comme Laurent Lessard et Geoffrey Kelley. Le président de l’Assemblée nationale, le libéral Jacques Chagnon, devrait lui aussi tirer sa révérence à l’issue du présent mandat.

Du côté du Parti québécois, cinq députés ont fait savoir qu’ils ne prendront pas part à la prochaine campagne électorale. Il s’agit d’Agnès Maltais, d’Alexandre Cloutier, de Nicole Léger, de Claude Cousineau et de François Gendron. Le député Nicolas Marceau poursuit sa réflexion.