L’ex-députée Agnès Maltais sera la présidente d’élection pour la course à la chefferie du Parti québécois.
L’ex-députée Agnès Maltais sera la présidente d’élection pour la course à la chefferie du Parti québécois.

PQ: Agnès Maltais présidente de la course; les non-membres pourront élire le futur chef

L’ex-députée Agnès Maltais sera la présidente d’élection pour la course à la chefferie du Parti québécois, les non-membres pourront d’ailleurs voter pour élire ce futur chef de la formation.

«Mon rôle est de voir à ce que les règles soient bien appliquées et que le débat se fasse convenablement, conforme aux règles votées [samedi]. Je veille à ce que les candidats remplissent les conditions nécessaires», précise celle qui a été députée de Taschereau pendant 20 ans, avant que la circonscription passe aux mains de Catherine Dorion.  

 Le poste lui a été proposé, et elle l’a accepté avec enthousiasme.

 «Je mets mon expérience au service de mon parti et je tenais à ce que cette course-là se déroule bien. La course est un lieu pour confronter les idées qui circulent dans la société et dans le parti.»

Les candidatures officielles pourront être déposées entre 2 mars et 9 avril, qui marquera aussi le début officiel de la course. Jusqu’à maintenant, seulement des hommes ont manifesté leur intérêt

On compte parmi eux le député de Jonquière Sylvain Gaudreault, Paul St-Pierre Plamondon et le professeur Frédéric Bastien.

La députée de Joliette, Véronique Hivon, était pressentie pour le poste après s’être désistée de la course de 2016, mais a rapidement indiqué qu’elle passait son tour cette fois. 

Mme Maltais croit que «plus des candidatures sont diversifiées, plus c’est intéressant». La militante juge que le PQ est déjà bien servi en termes de candidatures. 

«Les candidatures sont solides et nombreuses, alors qu’on disait que le parti n’était pas attirant. Ça risque d’être fort intéressant.» 

Une première

Les militants n’auront pas besoin d’être membres pour voter afin d’élire le chef, qui sera connu le 19 juin. Pour la première fois, les péquistes ouvrent les portes et testent une nouvelle formule.

L’instance qui décide des règles de la course à la direction, la conférence des présidents du PQ, a fait connaître ses décisions samedi matin à Montréal lors d’une conférence de presse.

L’humoriste Guy Nantel avait demandé des accommodements, notamment pour que la course ne nuise pas à sa tournée de spectacles, mais la conférence des présidents a refusé.

«Il n’y a pas eu de négociations, nous, en exécutif national, on a accepté les règles», a fait savoir le président du PQ, Dieudonné Ella Oyono.

Le nouveau statut de sympathisant permet de prendre part aux instances du PQ, et pour une contribution de 5 $, permettra aussi d’élire le futur chef.

«Il y a des gens qui deviennent membres pour voter à la chefferie, mais ce bassin pourrait grossir, parce que les gens sont intéressés. C’est excitant, comme idée, que tu puisses participer à l’élection d’un chef de parti directement, c’est passionnant.», a expliqué la présidente d’élection. 

L’objectif est d’accroître le nombre de membres. À la connaissance de Mme Maltais, cette nouvelle formule s’est vue en Europe et chez les démocrates lors des dernières élections, mais jamais au Québec.

«Ça fait place à une plus large palette de la population et ça va permettre aux gens qui ne veulent pas s’impliquer trop longtemps dans le parti de quand même voter pour le chef», ajoute Mme Maltais.

C’est la troisième course à la direction du PQ depuis 2014. Pierre-Karl Péladeau avait été élu en 2015, après la défaite électorale de 2014 et la démission de Pauline Marois. M. Péladeau avait démissionné en 2016 et quelques mois après, le parti élisait Jean-François Lisée, qui a tiré sa révérence après la débâcle électorale de 2018.

Les débats auront lieu entre le 15 avril et le 20 mai, mais les dates n’ont pas encore été arrêtées. Avec La Presse canadienne