De par leurs salaires, les dirigeants de Bombardier rient littéralement des Québécoises et Québécois, croit le porte-parole.

Nadeau-Dubois dénonce les augmentations de salaires chez Bombardier

Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a vivement dénoncé samedi l'augmentation de la rémunération des dirigeants de Bombardier, dans une missive qu'a envoyée l'Aile parlementaire de son parti aux médias en après-midi.

«Encore une fois, le gouvernement libéral va rester bien assis», affirme le député de la circonscription de Gouin, à Montréal.

L'ancien leader étudiant rappelle que son parti a proposé en chambre, plus tôt cette semaine, d'instaurer une clause Bombardier. Une mesure stricte de plafond salarial qui toucherait tous les patrons de grandes entreprises touchant l'aide gouvernementale. 

Sur son site Web, Québec solidaire certifie également s'engager à limiter les salaires des hauts dirigeants du secteur public et parapublic, ce qui inclut notamment Hydro-Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec, dans un ratio 1: 10.

«Qui au Québec peut dire que sa rémunération a bondi de 12% pour atteindre 10,6 M$ US? Certainement pas la caissière au salaire minimum chez Couche-Tard. Certainement pas le commis chez Tim Hortons qui se fait couper sa pause en raison de la hausse du salaire minimum», croit le jeune politicien.

«Certainement pas non plus l’infirmière épuisée qui se voit obligée de faire des heures supplémentaires en raison du saccage libéral du réseau de la santé. Non», ajoute-t-il. 

Se «ficher» de la population

La seule personne pouvant affirmer avoir gagné 10,6M $ en 2017 est le président et directeur général du transporteur québécois, Alain Bellemarre, croit Gabriel Nadeau-Dubois.

«Encore Bombardier! Comme quoi il y en a qui n’apprennent jamais. Ou plutôt qui se fichent complètement de la morale et de la population. Ça semble être le cas de la direction de Bombardier et du gouvernement libéral qui trouvent cette situation normale», indique-t-il plus loin, dans sa déclaration écrite.

Celui que l'on surnomme GND avance également que Québec solidaire demeure le seul parti, au Québec, à proposer une «solution concrète» à ce qu'il appelle ces indécences sociales. 

«Quand Québec solidaire sera au pouvoir, l’argent public servira à créer des bons emplois, pas à enrichir personnellement les patrons du Québec Inc», assure-t-il. 

De par leurs salaires, les dirigeants de Bombardier rient littéralement des Québécoises et Québécois, croit le porte-parole.

«Ça ne sera plus possible. Les dirigeants devront prendre des décisions responsables et ne pas penser qu’à faire grossir leur portefeuille personnel», conclut-il.