Outre son différend avec le Québec, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister a dit vouloir continuer à contrôler les dépenses du secteur public malgré les protestations des syndicats, ainsi que réduire à nouveau les impôts malgré les critiques de l'opposition.
Outre son différend avec le Québec, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister a dit vouloir continuer à contrôler les dépenses du secteur public malgré les protestations des syndicats, ainsi que réduire à nouveau les impôts malgré les critiques de l'opposition.

Loi sur la laïcité de l'État: «15 à 20 Québécois» auraient répondu à l'appel du Manitoba

WINNIPEG — Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, reconnu pour ne jamais fuir la confrontation, promet une approche encore plus «audacieuse» en 2020. Il a d'ailleurs réitéré son intention de poursuivre sa croisade contre la loi québécoise sur la laïcité de l'État.

Il y a deux semaines, le gouvernement manitobain a acheté de la publicité dans des médias québécois, invitant les employés de l'État qui se sentent menacés par cette loi à déménager au Manitoba, qui cherche à pourvoir des postes bilingues dans sa fonction publique.

Près d'une vingtaine de Québécois auraient répondu à la campagne publicitaire du Manitoba, selon M. Pallister, qui songe à poursuivre la démarche.

«La réponse, à court terme, 15 à 20 Québécois en deux semaines ont montré un intérêt pour nous visiter et potentiellement appliquer pour un emploi dans le service public du Manitoba», a-t-il déclaré en français.

«C'est une réponse minimale, mais c'est encourageant», a-t-il ajouté.

Le premier ministre du Québec, François Legault, avait répliqué à la campagne de M. Pallister en affirmant que celui-ci devrait plutôt travailler à améliorer les services en français à sa population.

Mardi, le premier ministre manitobain présentait son programme pour la nouvelle année qui approche, alors que son gouvernement progressiste-conservateur en est au troisième mois de son deuxième mandat.

«Les Manitobains ont demandé de l'audace. Ils ont eu de l'audace (lors de l'élection de 2016). Ensuite, ils nous ont réélus, alors ils vont en avoir encore plus», a déclaré M. Pallister en conférence de presse.

Outre son différend avec le Québec, le premier ministre a dit vouloir continuer à contrôler les dépenses du secteur public malgré les protestations des syndicats, ainsi que réduire à nouveau les impôts malgré les critiques de l'opposition.