Dans son discours de clôture du Conseil national de son parti, le chef du Parti québécois Jean-François Lisée a dénoncé le manque de crédibilité et de sincérité de la Coalition avenir Québec.

Lisée fait «le pari de la franchise»

DRUMMONDVILLE — Jean-François Lisée a conclu dimanche le Conseil national de son parti comme il l’avait ouvert la veille : en dénonçant le manque de «sincérité» et de «crédibilité» de la Coalition avenir Québec et de son chef, François Legault. Ce sont les deux mots clés du week-end au Parti québécois.

S’adressant aux quelque 500 délégués réunis à Drummondville, Jean-François Lisée a pris appui sur le thème du «changement crédible et sincère». «Au Parti québécois, nous sommes des spécialistes du changement. Du changement sincère. Du changement crédible. Du changement réfléchi. Du changement qui a du bon sens.»

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«Nous faisons le pari de la franchise. Nous n’allons ni réduire ni augmenter le fardeau fiscal des Québécois. Il faut voir la réalité en face. Le nombre d’enfants en difficulté ne diminue pas : il augmente. Le nombre d’aînés qui ont des besoins de soins à domicile ne diminue pas: il augmente. Ceux qui veulent priver l’État de ressources essentielles vont en fait priver les enfants et les aînés de services essentiels.»

Jean-François Lisée dit vouloir maintenir et améliorer la «mobilité sociale», ainsi qu’assurer l’«égalité des chances». Notamment en lançant une Décennie québécoise de l’alphabétisation.

Dans son discours aux militants, il s’est moqué des «convictions» de François Legault en écorchant au passage son adversaire de Québec solidaire dans la circonscription de Rosemont. Le chef caquiste «est aussi nul à défendre le Canada que Vincent Marissal à défendre l’indépendance», a-t-il lancé.

Si autant de libéraux joignent la Coalition avenir Québec depuis quelque temps, c’est en raison des sondages, croit-il. «On n’a pas l’impression qu’ils ont changé d’idée sur quoi que ce soit, sauf sur le parti qui peut les faire élire.»

Le cauchemar

Tout au long de la fin de semaine, la Coalition avenir Québec est apparue comme le cauchemar du Parti québécois.

Samedi, M. Lisée a affirmé que son parti surprendra les sceptiques le 1er octobre de la même manière que le NPD surprend actuellement sur la scène politique ontarienne. Les conservateurs dirigés par Doug Ford ne sont plus premiers dans les intentions de vote. Ils pourraient perdre le scrutin qu’ils devaient pourtant gagner, d’après les sondages.

Pour démontrer sa confiance en l’avenir, le chef péquiste a affirmé que «l’an prochain, le jour des patriotes, sous notre gouvernement, le drapeau patriote flottera sur le parlement du Québec». Et que la campagne électorale de 2022 portera «franchement» et «frontalement» sur l’indépendance.

Le Parti québécois a profité de cette réunion pour présenter sa fourgonnette préélectorale.