Le ministre fédéral de l’Immigration, Ahmed Hussen, juge que le résultat du sondage est préoccupant dans un contexte où les entreprises disent avoir désespérément besoin de travailleurs. Selon lui, l’immigration est la clé pour répondre à ce besoin.

Les résultats d'un sondage sur l’immigration inquiètent le ministre Hussen

OTTAWA — Le ministre fédéral de l’Immigration, Ahmed Hussen, se dit inquiet par les résultats d’un sondage semblant indiquer qu’une majorité de Canadiens souhaitent que le gouvernement fédéral réduise le nombre d’immigrants entrant au Canada.

Selon un sondage Léger, 63 % des répondants disent que le gouvernement devrait «prioriser de réduire le nombre d’immigrants qui entrent au Canada». Seulement 37 % croient au contraire que le gouvernement devrait l’augmenter.

M. Hussen juge que ce résultat est préoccupant dans un contexte où les entreprises disent avoir désespérément besoin de travailleurs. Selon lui, l’immigration est la clé pour répondre à ce besoin.

Le ministre dit comprendre les Canadiens inquiets des capacités du pays à accueillir plus de nouveaux venus en raison de la pénurie de logements et du manque d’infrastructure, mais la solution, ajoute-t-il, est d’investir davantage dans ces secteurs, et non de réduire l’immigration.

Réactions partagées

Le sondage indique aussi que l’idée de réduire le nombre d’immigrants entrant au pays est accueillie favorablement par 81 % des répondants conservateurs, 80 % des répondants bloquistes et même 57 % des répondants disant appuyer le Parti vert. Les réactions sont plus partagées chez les répondants libéraux (41 % d’appui) et néo-démocrates (44 %).

La réduction de l’immigration reçoit un soutien dans toutes les régions du pays. L’idée est saluée par 64 % des répondants québécois et 63 % des répondants ontariens. L’appui tombe à 57 % dans les Maritimes et à 53 % en Colombie-Britannique, mais s’élève à 72 % dans les Prairies.

Le sondage a été mené du 7 au 10 juin auprès de 1528 Canadiens choisis aléatoirement à partir du panel d’internautes de Léger pour La Presse canadienne. Selon les experts en sondage, les enquêtes en ligne ne peuvent se voir attribuer une marge d’erreur, car leur échantillon n’est pas probabiliste.