Le premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes à Ottawa, mercredi

Les PM doivent discuter des langues officielles, réclament les Acadiens

OTTAWA — Préoccupée par «l’apparition d’une nouvelle droite populiste» qui préconise «le recul du fait français» au pays, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) demande que la question des langues officielles soit ajoutée à l’ordre du jour de la rencontre des premiers ministres prévue vendredi à Montréal.

Dans une lettre adressée à Justin Trudeau, le président de l’organisme a incité le premier ministre à «faire des langues officielles un dossier prioritaire». Robert Melanson y va d’une mise en garde: les coupes du premier ministre ontarien Doug Ford dans les services en français risquent d’encourager les attaques contre les acquis des francophones du Nouveau-Brunswick et des autres provinces où ils sont minoritaires.

La rencontre des premiers ministres fédéral, provinciaux et territoriaux s’annonce déjà tendue. Ottawa veut discuter des barrières au commerce entre les provinces, de changements climatiques, d’énergie propre et de création d’emplois. Mais certaines provinces, comme l’Ontario et la Saskatchewan, veulent imposer leur propre ordre du jour axé sur la crise du prix du pétrole, la taxe sur le carbone, la construction d’oléoducs et l’abandon du projet de loi C-69 sur les évaluations environnementales.

La question des langues officielles ne semble donc pas faire partie des priorités, malgré la mobilisation des Franco-Ontariens samedi dernier.

Une porte-parole du bureau du premier ministre a indiqué à La Presse canadienne jeudi que la question des langues officielles «pourrait faire partie des discussions».