Diane Lebouthillier a été élue avec une majorité de 637 voix.

L’élection de la libérale Diane Lebouthillier confirmée dans Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

NEW CARLISLE – La victoire de la députée libérale sortante et ministre du Revenu national Diane Lebouthillier dans la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine s’est fait attendre, son adversaire Guy Bernatchez, du Bloc québécois, reconnaissant sa défaite à environ 1 h 15 de la nuit, alors que les résultats d’une boîte de scrutin étaient encore inconnus. Il tirait alors de l’arrière par 622 voix.

Comme l’avance avait changé de camp une bonne dizaine de fois entre 20 h 30 et 22 h 30, Diane Lebouthillier a même attendu le résultat de la 214e et dernière boîte de scrutin, à 2 h, avant d’admettre sa victoire, par 637 voix.

Le décompte des 10 dernières boîtes a semblé éternel pour les politiciens, les partisans et le public. Avec sept boîtes à dépouiller, la marge victorieuse de Mme Lebouthillier, qui s’était stabilisée à environ 300 voix pendant une heure, a chuté à 92 voix, ce qui a relancé le suspense et les espoirs bloquistes. Toutefois, le reste du long décompte n’a fait qu’augmenter les appuis libéraux.

En bout de course, Diane Lebouthillier a récolté 16 296 votes, soit 42,5% du vote exprimé, comparativement à 15 659 votes, ou 40,8%, pour Guy Bernatchez. Cette polarisation des voix par ces deux partis a laissé peu de place aux autres. Le conservateur Jean-Pierre Pigeon a quand même légèrement amélioré son résultat de 2015 avec 7,9% des voix, ou 3022, tandis que le Nouveau parti démocratique n’a récolté que 1722 votes, pour 4,5% de l’appui populaire. Le NPD défendait ce siège il y a quatre ans. 

Avec ses 1130 voix, Dennis Drainville, du Parti vert, a sans doute resserré la marge victorieuse de Mme Lebouthillier en allant chercher des voix chez les anglophones, communauté dans laquelle il est bien connu.

Diane Lebouthillier et Guy Bernatchez cherchaient encore des explications en milieu de nuit afin de saisir pourquoi les résultats avaient tant tardé.

D’autre part, Diane Lebouthillier entame un second mandat en politique fédérale en meilleure posture qu’à la fin du scrutin précédent, juge-t-elle. « En 2015, il fallait organiser des bureaux de comté, embaucher du personnel. Je pars avec une grande longueur d’avance ».

Elle mettra l’accent sur le tourisme, la forêt, les pêches et l’environnement durant ce prochain mandat. Veut-elle retourner au cabinet? « La réponse est oui (…) mais c’est une prérogative du premier ministre ».