La pénurie de pilotes d’avion touche l’ensemble du pays, voire du monde, au moment où le nombre de vols se multiplie. Le Conseil canadien de l’aviation et de l’aérospatiale évalue qu’il y aura un manque de 6000 pilotes au pays d’ici 2036.

Le Québec doit former plus de pilotes, dit Couillard

Philippe Couillard croit que le Québec doit former davantage de pilotes s’il veut être en mesure de répondre à ses missions d’État.

Le premier ministre réagissait aux conclusions alarmantes d’un rapport interne du ministère de Transports, diffusé par Le Soleil vendredi. Ce rapport révèle que le Service aérien gouvernemental (SAQ) perd des pilotes et a de la difficulté à en recruter d’autres. 

En 10 ans, 50 % des pilotes affectés aux avions d’affaires (Challenger et Dash-8) ont déserté. Le rapport souligne qu’il pourrait très bientôt manquer de pilotes pour effectuer des évacuations aéromédicales. «Des décès sont envisageables», y est-il écrit. 

Pour M. Couillard, il s’agit d’un exemple frappant que «la pénurie de main-d’œuvre n’épargne aucune région et aucun secteur».

Selon lui, la solution n’est pas d’augmenter le salaire de ces pilotes, qui gagnent environ 100 000 $ par année, comparativement à 200 000 $ pour ceux qui exercent les mêmes fonctions aux États-Unis. «C’est pas nécessairement de les payer davantage que d’en entraîner une quantité suffisante.»

Le premier ministre croit que la seule école publique nationale de pilotage doit demeurer au Cégep de Chicoutimi, mais qu’il faut faciliter les choses pour les petites écoles privées de pilotage, qui peinent à se faire reconnaître par le ministère de l’Enseignement supérieur. «On travaille là-dessus actuellement», indique-t-il. 

La pénurie de pilotes d’avion touche l’ensemble du pays, voire du monde, au moment où le nombre de vols se multiplie. Le Conseil canadien de l’aviation et de l’aérospatiale évalue qu’il y aura un manque de 6000 pilotes au pays d’ici 2036.