Un édifice en ruines dans la ville de Raqa en Syrie. Se rendre à l'étranger pour commettre des actes de terrorisme constitue une infraction en vertu du Code criminel canadien, a rappelé, mardi, le premier ministre Justin Trudeau.

Le gouvernement Trudeau n'est pas pressé de rapatrier de présumés djihadistes

OTTAWA — Le gouvernement Trudeau ne semble pas pressé de rapatrier des Canadiens qui ont volontairement rejoint les terroristes de Daech (le groupe armé État islamique) et qui sont maintenant emprisonnés à l'étranger.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a déclaré mardi que ces individus devaient faire face aux conséquences de leur séjour en Syrie pour joindre les rangs de ce qu'il appelle une «opération terroriste odieuse et atroce».

Il a ajouté que les responsables canadiens de la police, de la sécurité et du renseignement travailleraient avec leurs homologues internationaux pour recueillir des éléments de preuve admissibles devant un tribunal, afin de déposer des accusations contre eux et éventuellement, de les condamner.

Mais le ministre n'a pas précisé si le gouvernement déploierait un quelconque effort pour ramener au Canada les personnes emprisonnées s'il ne peut pas rassembler suffisamment de preuves pour les poursuivre ici.

Se rendre à l'étranger pour commettre des actes de terrorisme constitue une infraction en vertu du Code criminel canadien, a rappelé le premier ministre Justin Trudeau.

Cependant, le chef conservateur Andrew Scheer se demande pourquoi des responsables consulaires ont pris contact avec un détenu d'origine canado-britannique, surnommé Jihadi Jack, pour lui parler de son transfert au Canada.