Des gens ramassent des objets dans un dépotoir en Indonésie. Selon l'ordre habituel, en 2020, ce sera au tour d'un État de l'Amérique du Nord d'accueillir la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.

La CAQ refuse une motion pour accueillir la COP26 au Québec

Le gouvernement Legault ferme la porte à la tenue au Québec du grand sommet annuel des Nations unies sur les changements climatiques en 2020.

L'opposition officielle a déposé une motion, mercredi, après la période de questions, pour que le Québec propose d'accueillir la COP26, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, mais les caquistes ont refusé d'en débattre. C'est dire non à toutes les retombées économiques et à la vitrine exceptionnelle que constitue cet immense rassemblement, a dénoncé le Parti libéral (PLQ).

Ce refus expose de nouveau le désintérêt de la Coalition avenir Québec (CAQ) par rapport à l'environnement et même par rapport au rôle du Québec sur la scène internationale, a dénoncé la députée libérale de Maurice-Richard, Marie Montpetit.

«On savait déjà que l'environnement était un caillou dans la chaussure de la CAQ et là ça devient un menhir», a-t-elle déclaré dans une entrevue avec La Presse canadienne, mercredi.

Elle a déploré du même coup les compressions budgétaires dans le portefeuille des relations internationales, alors que le positionnement des nations est important, dans la «quatrième révolution» qui est entamée, celle des changements climatiques.

«Est-ce que c'est un nationalisme de façade à la CAQ?» a demandé Mme Montpetit.


« On savait déjà que l'environnement était un caillou dans la chaussure de la CAQ et là ça devient un menhir »
La députée libérale de Maurice-Richard, Marie Montpetit

En outre, le gouvernement Legault se prive ainsi de «toutes les retombées économiques» de ce sommet qui réunit des milliers de personnes, de la visibilité de cette «vitrine exceptionnelle», qui aurait permis de mettre en valeur notamment l'expertise des entreprises québécoises en matière de technologie verte, a argué la députée libérale.

Rappelons que les gouvernements libéraux précédents ont beaucoup misé sur la diplomatie climatique, où des États fédérés comme le Québec, l'Écosse et la Californie ont un rôle important à jouer. Les premiers ministres Jean Charest et Philippe Couillard ont pris part à des COP, mais François Legault a refusé de se rendre à la COP24 l'automne dernier à Katowice (Pologne).

Ce n'est pas la première fois que les partis d'opposition demandent au gouvernement Legault d'accueillir ce grand rendez-vous international des gouvernements et des organisations.

En décembre, le Parti libéral (PLQ) avait réclamé une grande mobilisation du gouvernement et du milieu des affaires pour déposer la candidature du Québec.

Le moment serait opportun, soutient l'opposition, puisque selon l'ordre habituel, en 2020, ce sera au tour d'un État de l'Amérique du Nord d'accueillir une COP. Le Royaume-Uni a déjà manifesté son intérêt à accueillir la COP de 2020, mais l'Europe a déjà été l'hôte en 2015 et en 2018.