Le député Gerry Sklavounos a été expulsé du caucus libéral en octobre 2016, à la suite d’allégations d’agression sexuelle sur une étudiante de l’Université Laval, Alice Paquet.

Gerry Sklavounos restera à l’écart du caucus libéral

QUÉBEC — Le député de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, demeurera à l’écart du caucus libéral jusqu’à nouvel ordre.

La whip en chef du gouvernement, Nicole Ménard, a indiqué fermement mercredi, en marge de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, qu’il n’était pas question de réintégrer M. Sklavounos dans le giron libéral pour l’instant.

Les discussions entreprises avec lui pour envisager un retour éventuel sont donc rompues.

«Je vous confirme que le statut de M. Sklavounos demeure inchangé», a commenté brièvement Mme Ménard, lors d’une mêlée de presse.

Ces dernières semaines, l’ex-député libéral devenu indépendant avait émis le souhait de revenir au bercail, et disait avoir entamé des discussions en ce sens avec la présidente du caucus, Filomena Rotiroti, et Mme Ménard.

Le député de Laurier-Dorion, qui était présent au congrès libéral tenu le week-end dernier à Québec, donnait des entrevues ces dernières semaines pour dire qu’il avait toujours été un libéral dans l’âme. Il se disait prêt à rencontrer aussi le premier ministre Philippe Couillard pour discuter de son retour.

Lors d’une entrevue radiophonique, le premier ministre avait d’ailleurs laissé une porte ouverte. Il se montrait disposé à discuter de ce scénario, mais faisait savoir qu’il fallait d’abord régler «d’autres éléments», sans préciser à quoi il faisait allusion.

Mercredi, TVA lançait de nouvelles allégations de nature sexuelle impliquant une jeune militante libérale.

Il a été impossible de confirmer ces allégations et Mme Ménard n’a pas voulu les commenter.

«Tout ce que j’entends reste confidentiel», s’est-elle bornée à dire.

M. Sklavounos n’a fait aucun commentaire non plus, mercredi. Les appels effectués à son bureau de Québec et à son bureau de circonscription sont restés sans réponse.

Ces derniers temps, le député de Laurier-Dorion espérait avoir de bonnes chances de faire partie à nouveau de la famille libérale, convaincu qu’il avait eu un comportement exemplaire depuis son expulsion du caucus en octobre 2016, à la suite d’allégations d’agression sexuelle sur une étudiante de l’Université Laval, Alice Paquet, qui avait porté plainte contre lui.

Cependant, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) l’avait blanchi en février dernier, en concluant qu’aucun acte criminel n’avait été commis alors.

Malgré cela, le caucus avait refusé de le réintégrer, d’autres rumeurs et allégations circulant à l’endroit de M. Sklavounos. Des reportages faisaient état de comportements déplacés du député envers des membres du personnel politique et des pages de l’Assemblée nationale.