Geneviève Guilbault veut redresser la Commission de la capitale nationale

Geneviève Guilbault, ministre responsable de la région de Québec, croit qu’il faut redresser la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) et n’écarte pas un changement à sa direction.

La nouvelle ministre croit qu’il faut améliorer le fonctionnement de cet organisme qui a pour mission de préserver et d’embellir le patrimoine de la grande région de Québec, avec un budget annuel de 21 millions $.

«On se rappelle qu’il y a eu un rapport de la Vérificatrice générale qui était assez accablant sur la gouvernance de la Commission de la capitale nationale. Moi, c’est sûr que je vais essayer de redresser ça. Ou peut-être de faire en sorte qu’on ait une vision peut-être plus proactive», a soutenu Mme Guilbault en impromptu de presse mercredi. 

Ce rapport, dévoilé en juin dernier, faisait état de nombreuses lacunes à la CCNQ : manque de vision, projets reportés ou qui traînent en longueur, contrats annulés, rabais non balisés. 

Promenade Samuel-De Champlain

Par exemple, lors de la planification de la phase 3 de la Promenade Samuel-De Champlain, la commission a estimé à 4 millions $ la gestion des travaux, alors que le contrat octroyé s’est plutôt chiffré à 8 millions $. 

La Coalition avenir Québec croit que la population a été assez patiente dans ce dossier. Son gouvernement s’engage à appuyer les travaux de la phase 3 (accès au fleuve de la côte de Sillery jusqu’à la côte Gilmour), de même que la phase 4 du projet, qui offrira des accès au fleuve du domaine Maizerets jusqu’à la chute Montmorency. 

Dans le dossier de la réhabilitation des Nouvelles-Casernes, situées dans le Vieux-Québec, la Vérificatrice générale s’expliquait mal le retard de quatre ans dans la recherche d’une nouvelle vocation. Aucun projet n’a encore été dévoilé pour occuper cet espace historique. 

Pour faire bouger les choses, Mme Guilbault n’a pas fermé la porte à la nomination de nouvelles personnes à la direction de la CCNQ. «Je vais prendre le temps de les rencontrer. Voir de quelle façon ils travaillent actuellement et de quelle façon on peut faire en sorte qu’ils travaillent peut-être mieux ou qu’on puisse mener à terme plus de projets.»

C’est Marie Claire Ouellet qui dirige la CCNQ depuis septembre 2017. Il s’agit d’une libérale notoire, dont la nomination avait été dénoncée l’an dernier par les partis d’opposition. La péquiste Agnès Maltais y voyait une «promotion politique» pour cette «protégée de Jean Charest», tandis que le caquiste Éric Caire disait aussi croire que ses «accointances libérales» avaient propulsé Mme Ouellet à ce poste.