«J’ai trouvé ça blessant», a-t-il soutenu en point de presse. Même s’il reconnaît avoir «mangé des coups un peu plus durs que ça dans [sa] vie», il croyait avoir convenu avec Isabelle Charest, qui est aussi une ex-athlète, de ne pas «faire de politique avec le sport».

Ciccone blessé par les propos de la ministre Charest

Le député Enrico Ciccone n’accepte pas que la ministre Isabelle Charest ait fait allusion à des séquelles découlant de ses commotions cérébrales. Des propos qu’il juge «blessants».

Lors d’un échange au Salon bleu, la ministre déléguée à l’Éducation a refusé l’idée de son adversaire libéral de créer le «passe-sports», un registre des commotions cérébrales subies par chaque enfant qui fait du sport. 

«J’éprouve beaucoup d’empathie pour la situation de M. le député de Marquette quant à sa situation et aux séquelles avec lesquelles il doit vivre suite à des commotions cérébrales», a-t-elle ajouté. 

Une phrase qui a surpris et décontenancé l’ex-hockeyeur Enrico Ciccone. «J’ai trouvé ça blessant», a-t-il soutenu en point de presse. Même s’il reconnaît avoir «mangé des coups un peu plus durs que ça dans [sa] vie», il croyait avoir convenu avec Isabelle Charest, qui est aussi une ex-athlète, de ne pas «faire de politique avec le sport». 

Pour M. Ciccone, qui a déjà raconté avoir subi des commotions cérébrales au cours de sa carrière, il s’agit d’une «attaque personnelle» qui n’a pas lieu d’être dans la joute parlementaire. «Ça veut dire quoi? Ça veux-tu dire que je n’ai pas ma place, que je ne suis pas capable de dialoguer, de penser, d’être assez intelligent pour déposer un projet de loi et bâtir quelque chose?»

«Je trouve ça épouvantable, en Chambre, qu’on attaque la santé de quelqu’un», a renchéri sa collègue Hélène David. 

Mme David ne digère pas non plus que la ministre Charest ait dit à M. Ciccone : «Je pense qu’il n’est pas habitué à se faire dire non.» «Si c’est un homme qui avait répondu ça à une femme députée, je pense qu’il y aurait vraiment un tollé», croit la députée. 

Une autre attaque

La période des questions de jeudi a aussi été le théâtre d’une autre attaque personnelle, dénoncée cette fois par le ministre responsable de l’Outaouais Mathieu Lacombe. Le député libéral André Fortin a fait allusion à son nouveau domicile, sa maison à Terrebonne, où il a choisi de s’établir pour faciliter la vie de sa conjointe et de ses enfants. Celle-ci n’est toutefois pas située dans la région où il a été élu. Le ministre Lacombe s’est dit «scandalisé» des propos de M. Fortin, qui s’est attaqué selon lui à sa famille.