Le chef conservateur Andrew Scheer et sa femme Jill étaient dans le Vieux-Port de Québec, mardi matin.

Andrew Scheer fait les yeux doux à Québec [VIDÉO]

Lors de son passage à Québec, le chef conservateur a dit qu’il travaillait pour former un gouvernement majoritaire et pour ce faire, il dit avoir «besoin de la nation québécoise». Dans son discours, il a lancé une flèche au candidat libéral dans Québec, Jean-Yves Duclos, en le traitant de menteur.

Plus tôt mardi matin, Duclos répétait aux Québécois que «les coupes d’Andrew Scheer dans l’infrastructure annuleront l’investissement de 1,2 milliard $ dans le tramway de Québec».

«C’est complètement faux. C’est un autre mensonge de la part des libéraux», avait répliqué le chef du Parti conservateur lors du point de presse au Vieux-Port de Québec, dans la circonscription même de M. Duclos. 

M. Duclos ne lâche pas le morceau au sujet des coupes dans les infrastructures, plus tard en journée mardi, il s’est adressé aux médias pour assurer qu’il avait «fait ses devoirs». 

«Il y aura 4 milliards $ de moins pour le Québec en infrastructures pour les cinq prochaines années, on avait budgété 2,7 milliards $ dans les infrastructures pour les prochaines années... 2,7 milliards $ moins 4, ça ne marche pas. Leur promesse ne fonctionne pas. Je sais calculer. M. Scheer sait comment insulter, et ce n’est pas comme ça que je fais de la politique», a lâché le candidat sortant. 

La remontée du Bloc

Toujours dans la mêlée de presse de mardi dans le Vieux-Port, Scheer a une fois de plus présenté le Bloc québécois comme un faux ami du gouvernement Legault. Selon lui, Yves-François Blanchet ne veut que travailler avec les péquistes à Québec pour un autre référendum sur la souveraineté. Il a martelé que M. Legault n’a pas besoin de M. Blanchet à Ottawa; les conservateurs livreront la marchandise réclamée par le gouvernement québécois, a-t-il promis.

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La remontée du Bloc dans les sondages irrite visiblement les députés conservateurs sortants qui espéraient avoir plus de facilité à grossir les rangs de leur députation québécoise. C’est le cas de Pierre Paul-Hus, qui se représente dans Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, ou Sylvie Boucher de la circonscription voisine de Beauport–Côte-de-Beaupré–Île-d’Orléans–Charlevoix.

Mardi, M. Scheer a poursuivi sa tournée de promesses pour présenter un aperçu des 100 premiers jours d’un gouvernement conservateur. Il a annoncé qu’il convoquerait une conférence des premiers ministres provinciaux et territoriaux le 6 janvier 2020 pour éliminer les barrières du libre-échange interprovincial.

Coalition démonisée

Le chef conservateur a également continué de démoniser le scénario d’une coalition libérale-néo-démocrate qui, selon lui, conduirait à des augmentations de taxes et de déficits. Et lorsque les journalistes lui ont fait remarquer qu’aucun des autres partis n’est prêt à travailler avec un gouvernement minoritaire conservateur, M. Scheer a répondu qu’il obtiendra une majorité.

Il n’a pas voulu spéculer sur la possibilité de former un gouvernement minoritaire. «C’est aux analystes de faire des spéculations. Mon rôle, ma responsabilité est de gagner un gouvernement majoritaire le 21 octobre et je vais le faire», a-t-il affirmé.

Il continuera sa journée au Québec avec des arrêts à Trois-Rivières, avant de se diriger vers la Montérégie.  Avec La Presse canadienne