Plusieurs municipalités de Haute-Yamaska peinent à savoir où en sont leurs demandes de subventions.

Plusieurs municipalités de Haute-Yamaska ignorées par le ministère des Transports

Les municipalités de Waterloo et de Saint-Joachim-de-Shefford ne sont pas les seules à avoir maille à partir avec le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports. Leurs voisines, Shefford et Sainte-Cécile-de-Milton, peinent aussi à savoir où en sont leurs demandes de subventions.

« On est dans la même situation, fait remarquer le maire de Sainte-Cécile, Paul Sarrazin. Et j’ai l’impression que le problème est le même partout au Québec. » Ce dernier a d’ailleurs l’intention d’aborder le sujet lors d’une prochaine rencontre de la Fédération québécoise des municipalités.

Plus tôt cette semaine, les maires et dirigeants de Waterloo et de Saint-Joachim-de-Shefford dénonçaient l’absence de communication avec les fonctionnaires du Ministère au sujet de travaux majeurs devant être effectués sur leur territoire respectif.

Bien qu’identifiés comme prioritaires dans le Plan d’intervention en infrastructures routières locales commandé par la MRC de La Haute-Yamaska, ces travaux tardent à se concrétiser, faute d’octrois.

Mais au-delà du retard qu’accusent les chantiers prévus, c’est surtout le silence entourant ces projets qui agacent souverainement les villes. « On est incapables d’avoir un simple accusé de réception », déplorait le directeur général de Waterloo, Louis Verhoef.


«  J’ai l’impression que le problème est le même partout au Québec.  »
Paul Sarrazin

Shefford sans nouvelle

Comme Waterloo et Saint-Joachim, la municipalité de Shefford s’est réinscrite en juin 2018 au nouveau Programme d’aide à la voirie locale pour la réfection et le pavage du chemin Jolley, du chemin Picard (entre la route 241 et la rue de L’Acadie) et du chemin Ostiguy.

Dans tous les cas, la demande initiale avait été déposée en 2017 en priorité et les travaux étaient prévus pour cette année. Or, le maire et la direction sont sans nouvelle, indique-t-on.

« À Sainte-Cécile, on a finalement eu le chèque pour refaire la route Beauregard, mais ça a été d’une complexité incroyable. On attend maintenant pour le pavage du 1er rang Est et on n’a pas de suivi », affirme pour sa part Paul Sarrazin, qui est aussi préfet de la MRC de La Haute-Yamaska.

Un problème de gestion interne au ministère des Transports pourrait expliquer la situation, croit-il. « Ce serait peut-être plus facile si ça relevait du ministère des Affaires municipales... J’ai l’impression qu’ils sont débordés et que le processus de traitement est extrêmement long. Ce n’est pas normal de ne pas avoir de retour d’appels. »

Par voie de communiqué, vendredi, le porte-parole du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, Guillaume Paradis, a précisé que dans le cadre du nouveau Programme d’aide à la voirie locale, « les projets sont analysés et retenus en fonction de leur date de dépôt d’un dossier complet ».

« Pour cette année, aucun projet n’a été refusé. Les analyses se poursuivent. »

Dans le cas de Waterloo, par exemple, si l’octroi ne vient pas cet automne pour la réfection de la rue Allen, elle demeurerait admissible à une aide financière ultérieure, sans devoir soumettre son dossier à nouveau, selon lui.

M. Paradis n’a toutefois pas précisé pourquoi le canal de communication entre le municipal et le Ministère était rompu.