En raison de la dangerosité qu’elle représente, la passerelle des Pionniers devra être démolie. Les élus doivent maintenant décider s’ils iront de l’avant ou pas avec sa reconstruction.
En raison de la dangerosité qu’elle représente, la passerelle des Pionniers devra être démolie. Les élus doivent maintenant décider s’ils iront de l’avant ou pas avec sa reconstruction.

Plus d’un million de dollars pour démolir la passerelle des Pionniers à Farnham

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
La passerelle des Pionniers de Farnham, fermée depuis le 18 juin à la suite d’une inspection qui a révélé sa dangerosité, devra inévitablement être démolie. Le coût des travaux est évalué à plus d’un million de dollars. Les élus doivent maintenant décider s’ils opteront pour sa reconstruction ou s’ils conserveront seulement la passerelle Eva-Dulude.

« La firme d’ingénierie nous a sommés de fermer la passerelle, explique Patrick Melchior, le maire de Farnham. On a vu le rapport et c’est vraiment dangereux. On doit agir en bon père de famille et la fermer. »

Dans le cadre de son programme d’inspection de ses infrastructures, la Ville a mandaté la firme Tetra Tech pour vérifier l’état de la passerelle enjambant la rivière Yamaska, accessible par le boulevard Magenta et la rue Principale Est, près du parc canin. Celle-ci est utilisée par les piétons et les cyclistes, notamment en provenance du lien cyclable la Route Verte.

Le rapport préliminaire des experts est sans équivoque. « Étant donné le piètre état de la structure, nous recommandons la fermeture immédiate de la passerelle », peut-on lire dans le document, rapporte Yves Deslongchamps, directeur général de la Ville de Farnham.

Dès la réception du rapport, les autorités municipales l’ont fermée. Un périmètre de sécurité a également été établi sous la structure puisqu’il y avait un risque imminent de chute de débris.

Le rapport final, reçu la semaine dernière, confirme que la passerelle doit être démolie. Les données préliminaires évaluent la facture des travaux à plus d’un million de dollars, seulement pour sa déconstruction. Les travaux sont admissibles à différentes subventions gouvernementales qui couvrent un maximum de 50 % des coûts totaux, explique M. Deslongchamps.

Scénarios à évaluer

Depuis la fermeture de la passerelle, les piétons et cyclistes doivent circuler sur les rues McCokill et Yamaska Est pour gagner la passerelle Eva-Dulude. De l’autre côté de la rivière, ils arrivent au cœur du centre-ville et empruntent la rue Hôtel-de-Ville pour atteindre à nouveau la piste cyclable. « Le côté positif est que les cyclistes sont plus nombreux au centre-ville », indique le maire.

Les élus doivent maintenant décider de l’avenir de la passerelle des Pionniers, qui accueillait autrefois une voie ferrée, en optant pour sa reconstruction ou pas. La facture dépassera assurément le million de dollars, ont fait savoir le maire et le directeur général, lundi.

« Chose certaine, prendre un million des deniers publics, de la population, c’est énorme, estime M. Melchior. Il faut agir en bons parents. Qu’est-ce qui est le plus probant? Ce qu’on veut, c’est trouver la solution la plus adéquate possible. »

Le maire est catégorique. Il n’est pas question d’aller de l’avant avec la reconstruction de la passerelle des Pionniers sans avoir obtenu l’aval de la population.

Les élus se sont d’ailleurs réunis lundi soir pour discuter de la situation. Ils devront notamment statuer si la Ville veut conserver ses deux passerelles ou seulement Eva-Dulude. Une décision doit être prise rapidement puisque la Ville a la possibilité de déposer une demande de subvention auprès du gouvernement fédéral. La date limite est le 5 septembre, précise M. Deslongchamps.

Des travaux à prévoir

Quelle que soit la décision des élus, des travaux devront également être réalisés du côté de la passerelle Eva-Dulude, selon une inspection réalisée au cours des derniers mois. Une somme de 350 000 $ devra être déboursée sur cinq ans pour sa mise à niveau, c’est-à-dire 5000 $ la première année, 275 000 $ pour les trois années suivantes et 70 000 $ la cinquième année.

« Il y a également des subventions disponibles pour la réalisation de ces travaux », affirme le directeur général.