Le nouveau directeur du Service de police de Granby, Bruno Grondin, veut que son service se rapproche davantage de la population. Il est passé de la parole aux actes en rencontrant les clients et employés des commerces des Galeries de Granby, jeudi.

Plus de proximité pour le Service de police de Granby

Le nouveau directeur du Service de police de Granby, Bruno Grondin, a rencontré la presse jeudi matin pour faire connaître ses principaux objectifs et les enjeux des prochaines années. La proximité avec la population et le sentiment d’appartenance du personnel envers le service sont notamment cruciaux pour M. Grondin, assermenté le 21 septembre. Il devra aussi faire face à des départs à la retraite, des défis technologiques en plus de la légalisation du cannabis.

Le point presse se tenait aux Galeries de Granby et le choix du lieu n’était pas anodin. M. Grondin souhaite que le service se rapproche davantage de la population. Il est passé de la parole aux actes. Après la conférence de presse, son équipe représentant les différents secteurs d’activité s’est déplacée dans le centre commercial pour rencontrer les clients et les employés des commerces qui s’y trouvaient.

« On est déjà très présents. On a beaucoup de programmes de prévention avec nos agents à la prévention [...], mais on veut trouver de nouvelles façons de se rapprocher davantage de nos gens », soutient M. Grondin, policier depuis 25 ans.

Un sondage, réalisé en partenariat avec la Ville de Granby, sera réalisé en 2019 pour connaître le taux de satisfaction des citoyens et leurs besoins. Le dernier date d’il y a environ onze ans. 

« On veut mesurer le taux de satisfaction et voir les besoins au niveau de la population pour nous aider dans nos stratégies, indique le successeur de Marco Beauregard. Le sondage, on va le faire au niveau de toute la communauté. La nouvelle vision du service est d’être à l’écoute de ses employés, mais également de la population et, par la suite, on va pouvoir mettre des enjeux et donner le meilleur service à la population selon leurs attentes. »

Les jeunes, les personnes âgées, les organismes communautaires et les commerçants seront entre autres sondés. M. Grondin espère que le sondage révèlera aussi les activités auxquelles pourrait participer son service.

« Comme nouvelle direction, c’est sain de se poser des questions, croit-il. Oui, il y aura des changements en 2019, mais la priorité va toujours demeurer deux choses : les besoins supplémentaires au niveau de la population ainsi que l’impact sur notre personnel parce que ce sont eux qui sont sur le terrain. »

De plus, il invite les citoyens à ne pas hésiter à appeler au poste ou à composer le 9-1-1 pour des changements ou des véhicules suspects dans leur milieu de vie. Il affirme que l’aide de la population est essentielle dans la résolution de crimes, comme des vols dans les véhicules ou des introductions par effraction. Il est également possible pour les citoyens de communiquer avec le service par courriel pour toute question ou plainte, par exemple la vitesse dans un quartier résidentiel. 

« Pour toutes les plaintes qui rentrent, on a des gens attitrés à la résolution de problème et on prend un contact direct avec la population. Tous les courriels qu’on reçoit sont vérifiés, on les analyses et les policiers [font sentir leur présence] dans les secteurs résidentiels. »

Bonne entente

Un des deux objectifs de Bruno Grondin est de s’assurer que les employés policiers ou civils ont un sentiment d’appartenance envers le Service de police de Granby.

« Je pense que vous êtes au courant qu’on a eu des années qui étaient difficiles au niveau des relations de travail, rappelle-t-il. Nous avons une convention qui a été signée il y a un an et demi environ et on a un contrat de travail qui va jusqu’en 2020. Il y a deux ans, on a mis en place des comités de relation de travail pour échanger, avoir de l’ouverture avec nos employés et connaître nos gens. Depuis un an et demi, je pense que la communication est revenue. Je peux assurer à la population de Granby que les policiers qui portent l’uniforme sont fiers de le porter. »

De nombreux changements s’en viennent dans les prochaines années et M. Grondin veut consulter davantage son personnel sur ces changements. Il devra aussi faire face à beaucoup de mouvement dans les cinq prochaines années, alors que 40 % des employés partent à la retraite. Par exemple, trois personnes à la direction partent d’ici deux ans et demi, de même que la moitié de l’équipe aux enquêtes criminelles. 

« Je peux aussi rassurer la population que l’organisation en place est prête au changement. On a des plans de développement et également on a de la relève à l’interne. Les changements qui s’en viennent, c’est dans l’ensemble de nos secteurs d’activités. »

Des défis

D’autres défis s’en viennent pour le Service de police de Granby, à commencer par la consommation du cannabis qui sera légale dès le 17 octobre.

« On est vraiment impliqué au niveau de l’école nationale de police et le ministère de la Sécurité publique », indique-t-il sans en dire plus pour le moment. Il promet qu’il tiendra une autre conférence de presse avant le 17 octobre pour transmettre davantage d’informations sur le plan d’action.

Les changements technologiques sont aussi un autre enjeu. Environ 120 dossiers de changements technologiques sont ouverts.

Enfin, les problèmes de santé mentale représentent un autre défi pour les policiers. « On parle de 400 interventions par année, souligne M. Grondin. On a une nouvelle politique qui s’en vient avec le ministère. On veut former l’ensemble de notre personnel en 2019 au niveau théorique, mais aussi pratique. On a un comité en place en collaboration avec le CIUSSS justement pour être des partenaires actifs ensemble et donner un meilleur service à la population au niveau de la santé mentale. »

Les défis ne manqueront pas pour le nouveau directeur, qui les aborde avec ouverture et positivisme.