Environ 800 personnes ont franchi les portes du Salon Priorité Emploi.

Plus de postes offerts que de chercheurs d'emploi

La pénurie de main-d'oeuvre s'est fait sentir au 19e Salon Priorité Emploi, qui se tenait au Cégep de Granby, vendredi et samedi. Huit cents personnes ont circulé dans le gymnase transformé en salon de l'emploi, alors qu'un millier de postes étaient affichés par les 60 entreprises participantes.
« Ça a bien été malgré tout, assure Line Meunier, coordonnatrice de la formation à la Société de formation industrielle de l'Estrie (SOFIE). On est dans un plein emploi, avec seulement­ 4 % de taux de chômage. »
Certains entrepreneurs ont déjà réussi à pourvoir des postes, d'autres communiqueront cette semaine avec des candidats, mais ce ne seront pas tous les emplois qui ont trouvé preneur. 
Les employeurs étaient habitués à plus. C'est le cas de Lyne Arbour, du CHSLD Santé Courville, à Waterloo, qui représente l'établissement depuis une dizaine d'années au Salon Priorité Emploi. « Je trouve que c'est l'année où il y a eu le moins de monde. Ce n'est vraiment pas à cause de l'organisation. Ils ont mis encore plus d'efforts pour faire connaître le salon », relève-t-elle.
Mme Meunier a reçu quelques curriculum vitae ; quelques personnes lui ont aussi signifié qu'elles lui feraient parvenir le document plus tard. Dans le milieu de la santé, la recherche de main-d'oeuvre est difficile, mentionne-t-elle. « Je pense qu'on se les arrache tous. D'après moi, il y a moins de candidats que ce qui est requis par la santé. Ce n'est pas nouveau, ça fait quelques années qu'on en parle. »
Cependant, le plus gros de la pénurie semble se faire sentir pour les postes d'électromécaniciens, de machinistes et ceux reliés à la mécanique de toute sorte, estime Line Meunier.