«On a plus d'appels pour des gens intoxiqués ou des accidents», expose Jean-Philippe Guyon, superviseur chez Ambulances Granby, division Dessercom.

Plus de 6000 appels à Granby par année : pas reposante, la vie d'un paramédic

Saignement à un bras. Douleurs thoraciques. Personne inconsciente. Chaque année, les ambulanciers paramédicaux de Granby répondent à plus de 6000 appels de toute sorte. Le travail de nuit amène son lot d'interventions auprès d'intoxiqués, d'accidentés de la route et de victimes de voies de fait.
À chaque début de quart de travail, les paramédics se rendent à leur caserne de la rue Brignon. Première vérification: tester entre autres leur moniteur cardiaque, un outil de travail essentiel. Une inspection de l'ambulance s'impose afin de s'assurer que tout l'équipement est en place et prêt à être utilisé. 
En attendant les affectations, ils restent à la caserne. La centrale les avise par radio, puis leur transmet toutes les informations sur la nature de l'intervention via un terminal installé dans leur ambulance, le KDS. Lorsque La Voix de l'Est a récemment accompagné les paramédics, leur présence a été requise auprès d'un homme, possiblement intoxiqué, qui s'était blessé à un bras, entraînant un saignement important. Les secouristes ont pansé la plaie, pris ses signes vitaux et se sont rendus à l'hôpital de Granby. Comme tous les patients qui arrivent par ambulance, le blessé a été trié par un infirmier de l'urgence pour établir son code de priorité.
Une fois le patient confié au personnel hospitalier, un nettoyage de l'ambulance s'avère nécessaire. 
Pendant ce temps, l'équipe en attente à la caserne intervient auprès d'une femme qui se plaint de douleurs thoraciques. Elle est rapidement prise en charge et transportée à l'hôpital. «On est en moyenne 10 minutes sur les lieux», explique Jean-Philippe Guyon, superviseur chez Ambulances Granby, division Dessercom. La soirée se poursuit tranquillement quand, en l'espace de quelques minutes, deux appels sont soudainement faits au 911. Une équipe se met en route vers une extrémité de la ville pour une personne souffrant d'un saignement important à une jambe lorsqu'elle est redirigée vers un appel plus urgent: une femme gît, inconsciente.
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