Une douzaine de bénévoles des escouades du CINLB ont amassé 626 kg d’asclépiades, au mois de septembre.
Une douzaine de bénévoles des escouades du CINLB ont amassé 626 kg d’asclépiades, au mois de septembre.

Plus de 600 kg d'asclépiades récoltés grâce à deux escouades bénévoles

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Une douzaine de bénévoles de «l’escouade des sentiers» et de «l’escouade nerprun» du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin n’ont pas ménagé leurs efforts pour cueillir 626 kg d’asclépiades, une plante aux propriétés isolantes et nourricières pour les papillons monarques.

Jocelyne Bernier, bénévole et administratrice du C.A. de l’organisme, accompagnée d’une dizaine d’autres membres des escouades, ont cumulé un total de 66 heures en trois jours et ramassé environ 8 kg de follicules d’asclépiade (fruits) à l’heure par cueilleur.

Interpellés par le club-conseil en environnement Gestrie-Sol, les membres des escouades, âgés de 70 ans en moyenne, ont accepté d’aller donner un coup de main à l’agriculteur Anthony Deslandes, à Roxton Pond, à la fin du mois de septembre.

«On est toujours prêts à venir en aide à la nature, et aussi à la population des monarques qui a besoin de cette plante pour sa reproduction, et donc, sa survie», déclare Mme Bernier.

L’agriculteur Anthony Deslandes, de Roxton Pond, a remis un chèque d’un montant­ de 500 $ au CINLB.

En échange de leur aide, et pour contribuer à la mission du CINLB, Anthony Deslandes a remis au Centre un chèque d’un montant de 500 $.

Encore plus de cueilleurs demandés

«On a beaucoup aimé ça, mais on n’est plus tout jeune! On aurait fait plus d’heures si notre dos ne nous faisait pas souffrir parfois... Mais on a bien aimé l’expérience, c’est sûr qu’on la refera l’an prochain.»

Jocelyne Bernier aimerait davantage publiciser l’activité l’an prochain, afin qu’un plus grand nombre de cueilleurs se manifestent pour récolter l’asclépiade, pour laquelle il n’existe pas de machinerie ou de technologie de récolte automatisée, explique-t-elle.

«L’asclépiade est la nourriture du monarque. S’il n’y en a plus, il n’y a plus de monarques, qui est un papillon extraordinaire», mentionne Mme Bernier, qui a eu la chance d’assister au spectacle de la reproduction des monarques dans les montagnes du Mexique, il y a quatre ans.

«C’était un grand cimetière et une pouponnière à la fois, puisque les papillons meurent après la reproduction. C’est un papillon avec une odyssée exceptionnelle, mais aussi une espèce en danger. D’où l’importance de l’asclépiade!»

Amis des monarques

Le Centre d’interprétation de la nature tient annuellement le Festival du monarque à l’automne, lors duquel les gens peuvent assister à une envolée de monarques vers le Sud, et où se tiennent des kiosques éducatifs sur cet incroyable insecte. Cette année, le Festival a adopté une formule «Semaines monarques», afin de respecter les mesures sanitaires.

L’an prochain, Jocelyne souhaiterait ajouter un volet d’informations et d’inscriptions pour les gens qui aimeraient se porter volontaires comme cueilleurs d’asclépiade, afin d’aider les producteurs de la région comme M. Deslandes à récolter leurs champs.

La Ville de Granby encourage la production d’asclépiade, puisqu’elle souhaite obtenir la certification «Ville amie des monarques». L’asclépiade est d’ailleurs l’emblème floral de la ville.

La récolte effectuée chez Anthony Deslandes était destinée à Éko-Terre, une entreprise de Cowansville qui travaille cette fibre aux propriétés isolantes, utilisée notamment dans les textiles.

L’Escouade des sentiers est toujours à la recherche de bénévoles qui aimeraient patrouiller pour informer les visiteurs sur la nature et les animaux, et participer aux événements du Centre d’interprétation de la nature.