Environ 80 personnes ont participé à la troisième Marche du rein de Granby, dimanche matin.

Plus de 4200 $ recueillis à la Marche du rein

La troisième Marche du rein de Granby a permis d’amasser 4227 $ pour la Fondation canadienne du rein — Division Québec afin de supporter sa mission de recherche et d’aide aux personnes atteintes de maladies rénales.

Environ 80 personnes ont marché sous un soleil radieux, dimanche matin, dans le parc Daniel-Johnson. Deux boucles ont permis d’atteindre les 5 km de marche, précédés d’un échauffement et de quelques discours.

Le président de la division québécoise de la Fondation, Martin Munger, était sur place et a pris un moment pour sensibiliser les gens sur l’autocollant de consentement au don d’organes en cas de décès — à apposer à l’arrière de sa carte d’assurance maladie —, mais il a aussi abordé l’importance de parler de sa volonté à ses proches.

« Lorsqu’arrive un don d’organes d’une personne décédée, il faut se mettre dans le contexte où c’est difficile pour la famille. C’est souvent quelque chose de subit, la famille est confrontée à un choc. C’est une décision qui est importante. Si la personne en a parlé avec ses proches avant, sa famille va être plus à l’aise de vivre avec cette décision de donner ses organes. »

Il arrive que des familles ne respectent pas la volonté du défunt en matière de don d’organes. « Au Québec, la loi dit que la volonté devrait être respectée, mais à la Fondation, on veut travailler avec la famille, on ne veut pas se mettre en opposition avec elle. On ne pense pas que ça soit une bonne chose [...] que des organes soient prélevés sur quelqu’un alors que la famille est en désaccord. C’est déjà une situation cruelle pour les familles, on ne veut pas en ajouter à ce niveau-là. »

Le « consentement présumé », signifiant que ce sont les personnes qui ne veulent pas donner leurs organes à leurs décès qui devraient signer la carte, et non l’inverse, n’est pas non plus une option pour M. Munger. Dans certains pays, ce processus fonctionne bien et le nombre de donneurs a augmenté, mais dans d’autres, l’effet s’est inversé, dit-il.

Le don vivant
Au Québec, le taux de dons d’organes après décès est le plus important à travers le Canada. La province tire toutefois de l’arrière en matière de dons vivants.

« On travaille pour faire augmenter le nombre de dons vivants. C’est possible de donner un rein de son vivant et c’est une option qui est moins connue au Québec que dans d’autres provinces. Je pense que ce n’est pas suffisamment proposé dans le système de santé. On a contribué à la mise sur pied d’un comité provincial regroupant tous les centres de greffe au Québec et il y a de beaux efforts dans ce sens-là. »

En 2017, il y a eu 50 dons vivants sur l’ensemble des 345 greffes rénales. La liste d’attente a diminué de près de 50 % depuis 2010. Le temps d’attente moyen pour recevoir un rein est de plus d’un an. À Granby, plus de 275 personnes souffrent d’insuffisance rénale.