Le Salon des artisans de Granby se tenait pour la première fois au centre Notre-Dame.

Plus de 4000 visiteurs au Salon des artisans

Une cinquantaine d’artisans ont donné rendez-vous au public pour une première fois au nouveau centre Notre-Dame, anciennement église du même nom, dans le cadre du Salon des artisans de Granby, ce week-end.

Tenu auparavant au pavillon Roger-Bédard, le salon réunissait des artisans de tout genre. Un public convaincu s’y rendait année après année, à temps pour les emplettes des fêtes. Cette fois-ci, les habitués ont changé leurs habitudes pour se diriger vers le centre-ville. Les visiteurs ont profité de l’occasion pour apprécier le nouvel aménagement de l’ancienne église.

« Ça se passe bien ! Ici, c’est plus aéré, il y a plus de place, remarque Alain Trudeau, qui fabrique des plumes hors du commun. J’aime beaucoup la place et avec les rideaux noirs c’est plus professionnel. »

Lui-même est émerveillé par l’endroit. Le seul hic est le manque de musique de Noël, histoire d’être dans l’ambiance.

Vie culturelle et communautaire de Granby (VCCG), qui organise le salon, n’a pas voulu utiliser les haut-parleurs sur les murs pour ne pas assourdir les exposants. La musique était donc projetée du jubé, mais elle s’arrêtait à l’occasion.

Pour Shany Belval, de Chat ni Loup, il s’agit d’un premier salon pour elle et sa mère, avec qui elle travaille à fabriquer des tipis pour bébés et chats, des sacs à vin, des nœuds papillon et divers outils de rangement utiles pour l’auto, comme un organisateur. Celui-ci s’accroche à l’arrière des sièges d’auto et compte plusieurs pochettes pour la bouteille d’eau, les jouets, les crayons, etc.. L’idée lui est venue après un voyage en Gaspésie avec ses trois enfants.

« C’est notre première exposition et la première fois qu’on sort de notre salle de couture. Tous nos produits sont faits de matières récupérées. Par exemple, mon frère travaille dans une usine qui fabrique des auvents, alors on récupère les tissus qui ne servent plus. On récupère des échantillons de cuir d’une autre usine pour nos sacs à vin et nos nœuds papillon. On fait ça pour notre planète. Moi qui ai des enfants, je préfère récupérer ce qui est destiné à aller aux poubelles et leur donner une deuxième vie. »

Elle était enchantée par sa première expérience au Salon des artisans.

Plus de possibilités

Selon Sara Marcil Morin, coordonnatrice à la vie culturelle à VCCG, le public et les artisans sont satisfaits des changements apportés. Les habitués étaient au rendez-vous et de nouveaux visiteurs se sont présentés. « Et de savoir qu’il y a maintenant un lieu intérieur, transformable, pour des événements comme celui-là, ça fait plaisir aux gens. »

Grâce à l’espace disponible, l’animation a été ajoutée à la programmation du salon, ce qui n’était pas possible avant. Une chorale de La boîte à musique a mis de l’ambiance musicale vendredi, un atelier de confection d’ornements de Noël s’est tenu samedi et dimanche, et le dernier après-midi du salon a été agrémenté d’une prestation du duo musical The Edge.

« L’espace nous a aussi permis de prendre une dizaine d’artisans supplémentaires et de passer de 40 à 50 », ajoute Mme Marcil Morin.

Plus de 500 visiteurs ont franchi les portes du salon vendredi soir. Ils ont été plus de 1500 samedi et au-delà de 2500 dimanche.