La Voix de l’Est a assisté au départ du 160 km par équipes, samedi midi au parc équestre olympique de Bromont.

Plus de 220 000 $ amassés dans le cadre du Bromont Ultra

Au moins 1500 coureurs et cyclistes ont sué à grosses goutes, parfois sous la pluie, ce week-end dans le cadre du Bromont Ultra. Lundi en fin d’avant-midi, l’événement avait déjà permis d’amasser plus de 220 000 $ au profit de quatorze causes.

Puisque la période de dons demeure ouverte jusqu’au 19 octobre, les organisateurs ont bon espoir d’atteindre le cap des 250 000 $. 

« Au niveau de la levée de fonds, c’est au-delà des attentes. On visait 200 000 $, après 172 000 $ l’année dernière. Donc on est déjà 10 % au-dessus (de nos objectifs), et on s’attend peut-être à être 20 % au-dessus », a indiqué Gilles Poulin­, fondateur et coorganisateur­ du Bromont Ultra. 

Le Parc des sommets, la lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la Fondation des sports adaptés, la Fondation québécoise de la maladie cœliaque et Reach Out To Humanity (ROTH) sont les cinq causes principales identifiées par le Bromont Ultra. Neuf autres se sont également ajoutées à l’initiative­ des athlètes inscrits. 

L’événement a donc attiré 100 participants de plus qu’en 2016. « On s’attendait à 1500 coureurs (et cyclistes), parce qu’on sait qu’il y a beaucoup d’offres de courses. Donc on a pas mal de compétition. (...) On a eu un record en termes de personnes sur le site, ça, c’est sûr et certain », a souligné M. Poulin, un résident de Bromont. 

Quelques embûches

Dans le cadre du Bromont Ultra, entre 250 et 300 bénévoles étaient à pied d’œuvre afin de coordonner les 11 courses, tenues en l’espace de 36 heures. N’empêche que le comité organisateur n’était pas à l’abri des imprévus.

« Inévitablement, quand tu cours en forêt et la nuit, il y a des gens qui se perdent. Soit parce qu’ils ne suivent pas le balisage, ou que le balisage est caché derrière des feuilles. Ça peut arriver. On a eu des cas (...) Mais il n’y a pas une course de trail dans le monde où les gens ne se perdent pas », a plaidé­ Gilles Poulin. 

La pluie a également joué les trouble-fêtes durant le week-end, rendant les roches et les racines plus glissantes. « C’est tout un défi de courir là-dedans. Mais il a fait assez chaud. Un des dangers quand il ne fait pas assez chaud à ce temps-ci de l’année, c’est que (la pluie) peut causer de l’hypothermie. On n’a pas eu à composer avec ça. En fait, on a eu plus de coups de chaleur que d’hypothermie. »

Le bilan médical est toutefois positif, assure M. Poulin. « Il y a eu des chevilles abîmées et des égratignures, mais rien d’anormal. (...) C’était une bonne année, on a eu moins de cas qu’à l’habitude. »

Des coureurs enthousiastes

Au moment du passage de La Voix de l’Est samedi midi, le départ du 160 km par équipes était sur le point d’être donné au camp de base, installé au parc équestre olympique de Bromont. 

Parmi la foule, les membres de l’équipe Lilly Canada se préparaient dans la bonne humeur. « On travaille pour une compagnie pharmaceutique, donc on vient montrer l’exemple », a mentionné­ Jean-René Courtemanche. 

Pour cette épreuve, les coureurs devaient effectuer des boucles variant de 6 à 25 km. « Le but est juste de finir (le parcours) et de s’amuser, ajoute-t-il. Il n’y a pas de stress aujourd’hui. »

La formation SG Trail Runners avait pour sa part fait le déplacement depuis de Montréal, malgré des prévisions météorologiques défavorables. « Le coin est très beau, et les gens sont super sympathiques ici. Donc c’est toujours bien de venir », a fait valoir Olivier­ Lardit. 

Pierre Lavoie parmi le peloton

Classé troisième lors de la course de 55 km dimanche, le célèbre Pierre Lavoie a également pris la parole la veille en fin d’après-midi. Très impliqué dans le monde de l’activité physique, l’instigateur du Grand Défi s’avérait un partenaire naturel pour le Bromont Ultra. « On parle le même langage, souligne Gilles Poulin. On a le même esprit de redonner et d’éduquer par l’inspiration­. D’aller plus loin. »

La Voix de l’Est n’a toutefois pas été en mesure de s’entretenir avec M. Lavoie au cours du long week-end.

Le Bromontois Alister Gardner (portant la casquette noire) a survolé la compétition lors de la course de 160 km.

Le coureur Alister Gardner domine le 160 km

Plusieurs coureurs de la région ont livré de solides performances lors du Bromont Ultra. Le Bromontois Alister Gardner a d’ailleurs remporté le 160 km, classe-reine de l’événement, avec une avance de près de deux heures !

Gardner a parcouru cette éreintante distance en 21 heures, 43 minutes et 39 secondes. Loin devant ses plus proches poursuivants, Pierre-Michel Arcand et Christian Leduc. 

« Il n’y a rien de facile dans le fait de courir 160 km », a assuré le vainqueur. 

« J’ai couru le plus vite possible pour le premier bloc de 80 km. Après, c’est devenu plus difficile. Mon deuxième temps a été moins bon. Mais je suis quand même très content », a raconté Gardner, qui a lui-même conçu le parcours en tant que membre de l’organisation. 

Notons que l’athlète de 37 ans a décidé de participer au 160 km du Bromont Ultra à peine deux mois avant l’épreuve. Son haut niveau de préparation lui a tout de même permis de survoler la compétition. 

Alister Gardner n’en était pas à ses premiers exploits cette saison. En mai, il avait terminé troisième lors du 80 km disputé au Bear Mountain State Park, situé dans l’État de New York. Il complétait alors un triplé québécois sur le podium. « C’est probablement la plus grosse course d’ultra­marathon dans le nord-est des États-Unis », a-t-il précisé.

Cardin défend son titre 

Par ailleurs, le Cowansvillois Elliot Cardin a épaté la galerie en triomphant lors du 55 km. « C’est un jeune qui s’entraîne avec Alister, entre autres. Ce sont de très bons potes. Elliot avait aussi gagné le 55 km l’année dernière. Il défendait son titre », a souligné Gilles Poulin, fondateur et coorganisateur du Bromont Ultra. 

Les jeunes Bromontois Jessy Bélanger (6 km) et Hugo Robert (2 km) ont également dominé dans leurs catégories respectives. 

Provenant tous de la région, Sienna Deguire (2e au 2 km), Jean-Martin Duhamel (3e au 40 km) et Guillaume Paré (2e au 6 km) sont également montés sur le podium.