Carl Girard, directeur et fondateur de la SPA des Cantons, et Geneviève Lévesque, directrice de la galerie Artêria, ont été surpris par le succès remporté par l’encan silencieux tenu au profit de l’organisme de défense des animaux.

Plus d'argent qu'espéré pour la SPA des Cantons lors d'un encan

L’encan silencieux organisé au profit de la SPA des Cantons par la galerie Artêria a permis d’amasser plus d’argent qu’espéré, samedi soir. L’enveloppe de 6345 $ aidera l’organisme à poursuivre son travail auprès des animaux errants et abandonnés.

« On est hyper contents, s’exclame Geneviève Lévesque, directrice de la galerie d’art de Bromont. C’est la première fois qu’on faisait ça, on était en mode essai alors on ne savait pas à quoi s’attendre. »

Le directeur et fondateur de la SPA des Cantons, Carl Girard, était sous le choc devant le montant amassé. « Je suis tombé en bas de ma chaise ! On était en bas de 5000 $ jusqu’à 18 h 15. On se disait que si on atteignait 5000 $, on allait capoter. Après on a perdu le fil et la propriétaire de la galerie est venue nous dire qu’on avait dépassé les 6000 $. On s’y attendait pas du tout, c’est au-dessus de tous mes espoirs ! »

Via un site web, les amateurs d’art pouvaient miser sur les œuvres mises à l’encan, peu importe l’endroit où ils se trouvaient dans le monde. Ainsi, beaucoup d’Américains ont participé à l’encan en ligne. Une New Yorkaise a réussi à gagner l’encan sur deux œuvres qui lui seront livrées dans les prochains mois. Quelques-uns venaient aussi des Pays-Bas, d’Italie, de France et de Hong Kong. Un total de 111 personnes ont misé en ligne.

« Mais ce sont des Québécois qui ont fini par presque tout gagner, constate Mme Lévesque. Comme l’encan finissait à 19 h pile, des clients internationaux ne se sont peut-être pas levés pour une mise finale. »

Une cinquantaine de personnes se sont présentées à l’encan sous forme de 5 à 7, samedi. Quatre sont reparties avec une œuvre remportée à l’encan, dont Carl Girard qui s’est porté acquéreur d’un tableau.

La galerie avait choisi de donner à l’événement un certain nombre d’œuvres, tandis que des artistes de la région ont eux-mêmes offert des tableaux pour la cause.

L’argent ira dans un compte à part qui permettra de répondre aux urgences et aux arrivées inattendues d’animaux. « Ça va être utile. On s’est sorti du pétrin (de 2018), alors ça va aller dans le coussin, soutient M. Girard. Le but est toujours de garder un coussin parce qu’une SPA, ce n’est pas routinier, on ne contrôle pas la quantité d’animaux qu’on a, qu’on fait adopter et qu’on peut transférer. C’est difficile de prévoir. Des montants comme ça, on est capable de les mettre de côté pour les imprévus. »