Pour rénover ses deux barrages, soient celui du lac Boivin (photo) et celui du lac sur la Montagne, la Ville de Granby recevra une subvention de 2,9 millions de dollars.

Pluie de subventions pour l'eau potable dans Shefford

Malgré la pluie et le grésil, un rayon de soleil a percé dans les villes de Granby, d'Ange-Gardien et de Sainte-Angèle-de-Monnoir, mardi. À elles trois, les municipalités recevront d'Ottawa 6,4 millions de dollars à investir dans leurs infrastructures d'eau potable.
Le député de Shefford Pierre Breton était ravi d'annoncer ces bonnes nouvelles dans la salle du conseil de l'hôtel de ville de Granby, où il a siégé comme conseiller pendant une décennie. Les trois subventions proviennent d'une enveloppe du Fonds fédéral pour l'eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU). En vertu d'une entente intergouvernementale, cette aide financière permet à Ottawa de payer 50 % du coût des projets ; Québec absorbe 33 % de la facture, les municipalités déboursant pour les 17 % restants.
Pour rénover ses deux barrages, soient ceux du lac Boivin et du lac sur la Montagne, la Ville de Granby recevra une subvention de 2,9 millions de dollars. On pourra ainsi procéder à d'importants travaux de réfection sur les infrastructures qui en ont grandement besoin.
Bien qu'ayant été retapé au fil des années, le barrage du lac sur la Montagne a été initialement construit en 1895, a rappelé le maire suppléant Jean-Luc Nappert. « On compte sécuriser le système d'approvisionnement en eau de la prise d'eau », a-t-il précisé, ajoutant que ce réservoir représente environ 10 % de l'apport total de la consommation d'eau de la ville.
Selon M. Nappert, la saine gestion de l'eau potable représente le plus important défi de Granby pour la prochaine décennie. La facture pour les projets envisagés pourrait atteindre la barre des 100 millions de dollars. Les travaux subventionnés cette année par le FEPTEU n'en constituent que la première phase, évalue-t-il. « On s'attend à être accompagnés par le gouvernement à ce moment-là également », a souligné le maire suppléant.
Cinquante-cinq mille des quelque 68 000 citoyens s'approvisionnent au service public d'aqueduc, a précisé M. Nappert. Les autres sont desservis par des puits artésiens. 
Un appel d'offres pour les travaux aura lieu d'ici les prochaines semaines, de manière à ce qu'ils soient réalisés en août, voire en septembre, a fait savoir le directeur général de la municipalité, Michel Pineault.
Le député de Shefford, Pierre Breton, était porteur de bonnes nouvelles pour les représentants des villes de Granby, d'Ange-Gardien et de Sainte-Angèle-de-Monnoir.
« Un billet gagnant »
Ange-Gardien recevra 2,5 M$ afin de remplacer 1,8 kilomètre de conduites d'eau et d'égout dans les rues Principale, Saint-Georges, Saint-Hubert, Saint-Joseph et Saint-Jean. « Comme quoi on n'a pas qu'une seule rue à Ange-Gardien ! », a blagué le maire Yvan Pinsonneault, qualifiant de « cadeau du ciel » et de « billet gagnant » cette aide financière, qui totalisera 4,15 millions de dollars avec la subvention de Québec.
Ces tronçons comptent pour 46 % des canalisations devant être remplacées, et ce, dans les plus anciens secteurs du périmètre urbain. Au terme des travaux, et en comptant les conduites remplacées en 2015 et en 2016, ce sera 77 % du réseau qui aura été refait. « Je peux vous dire que nous amorçons déjà le travail pour les 23 % restants », a-t-il déclaré.
Le tout devrait s'amorcer dès la fin du dégel pour se terminer au plus tard en décembre. Une séance d'information permettra aux citoyens d'en apprendre davantage sur les impacts des travaux sur la circulation.
De son côté, la municipalité de Sainte-Angèle-de-Monnoir touchera un million de dollars pour améliorer sa station d'épuration des eaux usées, qui dessert environ 1000 personnes. « Le FEPTEU tombe pile, indique le maire Michel Picotte. Ça fait une couple d'années qu'on y pense (NDLR : aux travaux). On a essayé d'étirer, de réparer... Notre station a une quarantaine d'années, mais un projet de deux millions pour une population de 1500 personnes, avec toutes les obligations que ça entraîne, c'est dispendieux. »
Dès le printemps, on compte faire la vidange des boues des étangs de filtration, reprofiler et stabiliser les pentes de leurs talus, remplacer le système d'aération et les conduites interconnectrices d'eau, construire un nouveau bâtiment de service et un puits d'alimentation, installer une clôture autour et ajouter les équipements nécessaires au dosage pour retirer le phosphore de l'eau. « On va laisser un héritage propre et sain aux futures générations, avec un équipement moderne et fonctionnel », s'est félicité le maire Picotte.
Le FEPTEU fait partie de la stratégie d'Ottawa qui souhaite investir, d'ici douze ans, plus de 180 milliards de dollars dans les infrastructures vertes et sociales, le transport en commun et les communautés rurales.