Neuf éviers ont montré des concentrations trop élevées en plomb ; dans ces cas, des affiches ont été installées pour avertir que l’eau ne doit être utilisée que pour le lavage des mains.
Neuf éviers ont montré des concentrations trop élevées en plomb ; dans ces cas, des affiches ont été installées pour avertir que l’eau ne doit être utilisée que pour le lavage des mains.

Plomb dans l'eau: des écoles touchées à Val-des-Cerfs

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
La trop forte présence de particules de plomb force la commission scolaire du Val-des-Cerfs à condamner l’eau d’une fontaine dans trois de ses écoles primaires, à titre préventif.

Neuf éviers de différents établissements ont aussi montré des concentrations trop élevées ; dans ces cas, des affiches ont été installées pour avertir que l’eau ne doit être utilisée que pour le lavage des mains.

Il y a donc 12 points d’eau problématiques sur les 1660 analyses qu’a fait faire la commission scolaire jusqu’ici, soit tous les points d’eau de ses 33 écoles primaires. « C’est quand même pas pire », illustre Mario Beauvais, directeur des ressources matérielles, volet projets, à Val-des-Cerfs.

« Il ne s’agit pas d’une problématique globale, mais ponctuelle. »

M. Beauvais refuse de préciser quels établissements sont touchés, préférant attendre d’avoir « l’ensemble des résultats ». Des analyses ont présentement cours dans les écoles secondaires ainsi que les centres de formation et bâtiments administratifs, où 770 échantillonnages seront faits.

Ces résultats complets doivent être compilés « dans les prochaines semaines », dit-il.

La commission scolaire mentionne qu’elle a été « proactive » dans ce dossier, d’abord en entamant les analyses plus tôt que ce que Québec exigeait, puis en faisant affaire avec une firme privée, Eurofins EnvironeX, pour plus d’efficacité.

Val-des-Cerfs devait également prioriser les écoles primaires construites avant 1980, « mais on les a toutes faites en même temps », dit Mario Beauvais.

Effets néfastes

Le plomb est un métal « reconnu pour avoir des effets néfastes à long terme sur la santé », précise le site internet du gouvernement du Québec, Quebec.ca, et les enfants font partie des personnes les plus sensibles à ce type d’exposition.

« Bien qu’aujourd’hui, l’exposition au plomb soit considérée comme très faible, toute concentration de plomb dans le sang comporte un danger, indique-t-on. C’est pourquoi les autorités de santé publique à l’échelle internationale recommandent la plus faible exposition au plomb raisonnablement possible, en tenant compte du contexte. »

Les analyses exigées par Québec dans toutes les commissions scolaires font suite à des enquêtes journalistiques menées par La Presse et Le Soleil qui révélaient, en 2019, que l’eau de certaines écoles contenait trop de plomb. À Montréal, une trop grande concentration a été retrouvée dans la majorité des écoles testées.

Val-des-Cerfs souligne avoir suivi les instructions gouvernementales « de A à Z », dit M. Beauvais. D’autres actions suivront afin de savoir d’où provient la contamination dans les points d’eau identifiés et comment y remédier.

La qualité des tuyaux de la commission scolaire n’est pas nécessairement fautive, ajoute le directeur des ressources matérielles, volet projets. Les conduites municipales et la stagnation d’eau peuvent aussi mener à une accumulation de particules de plomb.

Au service des communications de la commission scolaire des Hautes-Rivières, on indique que les analyses d’eau n’ont pas encore commencé. Il n’a pas été possible, lundi, d’avoir des informations concernant la commission scolaire Eastern Townships.