Le porte-parole de Québec solidaire dans Brome-Missisquoi, Alexandre Legault, et la députée solidaire de la circonscription de Sherbrooke, Christine Labrie, discutant avec la trentaine de personnes venues à leur rencontre au théâtre des Tournesols à Cowansville, dimanche.

Plan de transition climatique: Québec solidaire appelle à la mobilisation

Québec solidaire a tenu une vingtaine de rassemblements de mobilisation à travers la province, dimanche, sous le thème « Comment gagner la bataille climatique » et Brome-Missisquoi ne faisait pas exception. Au Théâtre des Tournesols, à Cowansville, une trentaine de personnes étaient rassemblées pour discuter avec la députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, et le porte-parole de QS pour Brome-Missisquoi, Alexandre Legault.

L’objectif de la rencontre était de former des équipes de mobilisation pour affronter la crise climatique à l’échelle régionale, mais pas seulement. Il s’agissait également de créer un mouvement pour donner du poids aux 10 députés solidaires relativement à l’ultimatum qu’ils ont lancé au gouvernement Legault en vue de se doter avant le 1er octobre 2020 d’un plan de transition permettant d’atteindre les cibles de réduction de GES.

Pour Brome-Missisquoi, deux équipes de quatre membres ont vu le jour à la fin de la rencontre.

« Nous, on fait notre travail à l’Assemblée nationale, mais c’est aussi important d’envoyer le message au gouvernement que dans la rue, dans les communautés, les gens sont mobilisés et veulent que le gouvernement dépose un plan », explique Christine Labrie.

En mars dernier, Québec solidaire a demandé trois choses au gouvernement : « D’interdire tout projet d’exploitation ou d’exploration pétrolière ou gazière sur le territoire du Québec, de proposer un plan qui permet au Québec d’atteindre les cibles de réduction des GES du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] et de faire approuver son plan de transition économique par un expert indépendant du gouvernement ».

« Tous les jours, ils minimisent l’importance des changements climatiques, plaide la députée de Sherbrooke. Ils ne sont pas dans une gestion crise présentement. On a adopté une motion pour signer la déclaration d’urgence climatique, mais ils ne sont pas en train de gérer la situation comme si c’était une urgence. Au contraire, les signaux se multiplient comme quoi ils ne trouvent pas ça tellement important. »

Elle ajoute que l’environnement a toutefois commencé à intégrer leur discours, mais qu’il est temps que des actions soient posées et juge que le délai d’un an et demi qu’ils ont donné au gouvernement pour répondre à leurs demandes est juste.

Moyens de pression

Si leur ultimatum n’est pas respecté, Québec solidaire menace de faire un blocus parlementaire. « Ça va impliquer qu’on va utiliser tous les règlements de l’Assemblée nationale qui nous permettent de faire obstruction à ce que le gouvernement veut faire », explique Christine Labrie. Si un projet de loi est déposé par le gouvernement pour être étudié, par exemple, tout ce qui peut être fait « dans le respect des règles pour les ralentir dans leurs travaux on va le faire : on va utiliser tous nos temps de parole, on va utiliser différents moyens à notre disposition pour créer plus de débats, etc. », indique-t-elle.

Les groupes de mobilisation auront aussi leur rôle. « Au cours de la prochaine année, les équipes feront des actions pour augmenter la pression sur le gouvernement Legault pour qu’il adopte un plan de transition. Récemment, on a ouvert un site web sur lequel les gens peuvent envoyer des grandes quantités de courriels à des élus, au ministre de l’Environnement Benoit Charette et à François Legault », explique Alexandre Legault.

Mais inonder les boîtes de courriels des élus n’est pas la seule action possible. Les groupes pourront poser des actions plus locales comme signer des pétitions, organiser des événements ou des corvées de nettoyage, ou encore manifester devant une usine qui produit une grande quantité de GES. Deux fois par mois, les groupes recevront des suggestions d’actions qu’ils peuvent organiser dans leurs communautés.