D'emblée, le Césairois Sylvain Létourneau s'est fait le porte-parole de la foule, venue réclamer un appui moral à un éventuel projet de construction d'aréna à Saint-Césaire.

Plaidoyer pour un nouvel aréna à Saint-Césaire

La table des maires de la MRC de Rouville a majoritairement offert son appui au Comité de relance de l'aréna de Saint-Césaire, qui milite afin que la municipalité accueille une nouvelle infrastructure étant donné la fermeture de l'aréna Guy-Nadeau, il y a deux semaines.
Membres du Club de patinage artistique de Saint-Césaire, de l'organisation du hockey mineur, d'une ligue de hockey pour adultes, conseillers municipaux césairois ou tout simplement des citoyens inquiets: ils étaient près d'une soixantaine, adultes comme enfants, à s'être présentés aux locaux de la MRC de Rouville mercredi soir, si bien que les places assises et la capacité d'accueil de la salle ont rapidement été atteintes. Plus de la moitié de ceux s'étant déplacés ont dû se contenter de suivre les échanges à partir du hall du bâtiment.
D'emblée, le Césairois Sylvain Létourneau s'est fait le porte-parole de la foule, venue réclamer un appui moral à un éventuel projet de construction d'aréna à Saint-Césaire.
«Il y a urgence d'agir», a rappelé celui ayant présidé le hockey mineur local pendant cinq ans, un bénévole de longue date de l'organisation.
M. Létourneau a ensuite fait valoir que les besoins de la population de la MRC toute entière rendaient nécessaires la construction d'une nouvelle glace, de préférence à Saint-Césaire. La gestion de celle-ci pourrait s'inspirer de l'administration de l'aréna de Marieville, sous la forme d'un OBNL, a-t-il proposé. «La gestion des deux arénas ensemble pourrait même être bénéfique», a renchéri le citoyen, réitérant que le futur aréna se devra d'être un projet «modeste, adapté à la capacité de payer des citoyens».
Loin de la coupe aux lèvres
Le préfet et maire de Richelieu, Jacques Ladouceur, a porté une oreille attentive au Césairois, chaudement applaudi par ses pairs au terme de son plaidoyer. 
Il y a toutefois loin de la coupe aux lèvres, et l'obtention d'une subvention est loin d'être garantie, a-t-il prévenu.
«Vous devrez arriver avec quelque chose de concret. Il vous faudra sensibiliser les municipalités, leurs élus, mais aussi leurs entreprises et leur population, a ensuite ajouté le préfet, qui s'est prononcé en faveur d'un aréna intermunicipal. Si tout le monde travaille conjointement dans la même direction, habituellement, c'est signe de réussite.»
Le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, était heureux de l'appui des citoyens. «Ça fait sept ans qu'on travaille pour faire construire un autre aréna, a-t-il rappelé à ses confrères, liant l'avenir de la polyvalente Paul-Germain-Ostiguy à la présence d'un aréna dans la municipalité. L'aréna a toujours fait partie de notre milieu.»
Le vote demandé
Ajoutée à l'ordre du jour, la demande d'appui par résolution formulée par Saint-Césaire a été adoptée de justesse à la table des maires, une décision fort applaudie par l'assemblée. 
Les maires de Richelieu, de Rougemont et de Saint-Mathias-sur-Richelieu ont appuyé leur homologue de Saint-Césaire.
Les deux maires dissidents, Robert Vyncke de Saint-Paul-d'Abbotsford et Gilles Delorme de Marieville, ne se sont pas opposés au projet d'aréna, mais ne pouvaient pas appuyer le libellé tel que formulé dans la résolution. 
Soulignant l'initiative citoyenne, M. Vyncke a tenu à expliquer sa position au terme du vote, lui qui aurait voté immédiatement en faveur d'une résolution faisant état d'un projet d'aréna régional plutôt que municipal. « J'aurais préféré que le vote soit reporté pour que nous puissions nous entendre sur la formulation et nous prononcer d'une seule voix. Une résolution unanime représente un appui beaucoup plus fort et solide auprès des bâilleurs de fonds, a-t-il dit. Si cette future construction n'est pas tenue par une seule municipalité, on embarquerait tout de suite. »
M. Delorme souhaitait pour sa part amender la résolution afin qu'elle stipule que cet appui moral n'implique aucune contribution financière de la part des municipalités et de la MRC. « Ils n'auront qu'à y aller par règlement d'emprunt. Pourquoi une ville paierait pour un aréna situé dans une autre municipalité ? Ça ne passerait jamais à Marieville », a répondu l'élu à un citoyen qui lui demandait les raisons de son refus.
Les maires d'Ange-Gardien, Yvan Pinsonneault, et de Sainte-Angèle-de-Monnoir, Michel Picotte, étaient pour leur part absents.
Les élus de Saint-Césaire appréhendant une affluence de citoyens à la prochaine séance régulière du conseil municipal, celle-ci aura lieu au complexe sportif de la municipalité, le mardi 8 août, afin d'accueillir le plus grand nombre de personnes possible.